Résumé

Désiré Gagon Le Temps passé et le temps présent… (1862)

Richelieu était parvenu au plus haut degré de la puissance; la France entière, sans excepter le roi, était soumise à ses caprices. Il avait abattu la féodalité et ruiné le calvinisme; la maison d'Autriche se sentait humiliée et prévoyait sa perte; l'Espagne était affaiblie par ses embarras intérieurs et ses défaites : toute l'Europe enfin, respectait la puissance de nos armes et contemplait avec surprise l'accroissement et la régénération politique de la France. C'est dans cet état de prospérité que la mort surprit Richelieu, le 4 décembre 1642, à l'âge de cinquante-huit ans.
Source : Gallica

Désiré Gagon Le Temps passé et le temps présent… (1862)

Personne, assurément, n'oserait: avancer que sous cette dynastie la France fût plus heureuse qu'aujourd'hui, tout en reconnaissant le haut degré de puissance auquel l'avait élevée Charlemagne, qui, comme homme de guerre et comme législateur, doit être placé au-dessus de tous nos rois, surtout quand on se reporte au temps où il a régné. Si on soutenait l'opinion contraire à celle que je viens d'émettre, il faudrait convenir que la prospérité de notre pays, à cette époque si reculée, fut l'oeuvre d'un usurpateur et de son fils.
Source : Gallica

Désiré Gagon Le Temps passé et le temps présent… (1862)

Au lieu des marques de respect, d'amour et de reconnaissance qui auraient éclaté à la mort d'un prince constamment animé du sentiment du bien public et observateur rigide des lois, et qui auraient couronné son nom comme, d'une auréole de gloire, le cercueil du monarque qui s'est laissé entraîner à des abus de pouvoir, à des injustices, n'a pour cortége que la malédiction du peuple dont les droits n'ont pas été protégés et sauvegardés ainsi qu'ils auraient dû l'être.
Source : Gallica

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