Philippe le Hardi

Définition et enjeux

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans L’Oblat

Le corps de Philippe Le Hardi était placé sur une table de marbre noir, entre les pieds de laquelle s’étendait, sous les quatre côtés, un petit cloître gothique, peuplé de minuscules moines et de gens de la suite du prince. Philippe Le Hardi, enveloppé du manteau ducal d’azur, doublé d’hermine, posait ses chaussures, aux lames articulées de fer, sur le dos d’un lion bénévole et sa tête sur un coussin derrière lequel deux anges, aux ailes déployées, soutenaient un heaume.
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D. F. Jamison Bertrand Du Guesclin et son époque (1866)

Philippe, plus tard duc de Bourgogne, acquit le surnom de Hardi pour être resté sur le champ de bataille avec son père, quand ses frères s'enfuirent tous sans coup férir. Pendant sa captivité en Angleterre, il frappa un échanson d'Edouard III, qui servait son maître avant le roi de France, en disant : « Qui t'a appris à servir le vassal avant le seigneur? — Vous êtes bien, en vérité, Philippe le Hardi! »
dit Edouard, qui eut toujours la magnanimité d'admirer une action généreuse, même dans un ennemi.
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Marcel Le Hodey Belgique magnissime, essai de déterminisme territorial et historique (1921)

Philippe le Hardi, fils de Jean II, roi de France, épouse, le 19 juin 1369, Marguerite, héritière de la Flandre. Froissard, ce naïf et clairvoyant connaisseur d'hommes le définit comme « un prince sage, froid et Imaginatif, et qui, sur ses besognes veoit au loin ». S'il oriente sa politique vers les Pays-Bas, il ne cessa point pourtant de rester, et pour cause, avant tout, un prin gaulois. A une époque où le patriotisme français consistait à être anti-anglais, l'Angleterre ne trouvera pas d'ennemi plus passionné que Philippe le Hardi.
Source : Gallica

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