“ Le corps de Philippe Le Hardi était placé sur une table de marbre noir, entre les pieds de laquelle s’étendait, sous les quatre côtés, un petit cloître gothique, peuplé de minuscules moines et de gens de la suite du prince. Philippe Le Hardi, enveloppé du manteau ducal d’azur, doublé d’hermine, posait ses chaussures, aux lames articulées de fer, sur le dos d’un lion bénévole et sa tête sur un coussin derrière lequel deux anges, aux ailes déployées, soutenaient un heaume. ”
Philippe le Hardi
Définition et enjeux
Philippe le Hardi désigne deux figures historiques distinctes : Philippe III de France (1245-1285) et Philippe II de Bourgogne (1342-1404), tous deux surnommés « le Hardi » en raison de leur audace. Les auteurs tels que Joris-Karl Huysmans ou Marcel Le Hodey ont analysé leur héritage, soulignant leur rôle politique et militaire.
Georges Doutrepont met en évidence leur influence culturelle, tandis que D.F. Jamison insiste sur leur vaillance face aux ennemis. Ces perspectives révèlent une dualité : un prince français impliqué dans les conflits de l’Occident et un duc de Bourgogne à l’origine d’une cour prospère, liée aux Pays-Bas. Le thème dévoile ainsi une complexité historique où les surnoms cachent des parcours divergents.
Citations sur “Philippe le Hardi”
D. F. Jamison, Bertrand Du Guesclin et son époque (1866)
“ Philippe, plus tard duc de Bourgogne, acquit le surnom de Hardi pour être resté sur le champ de bataille avec son père, quand ses frères s'enfuirent tous sans coup férir. Pendant sa captivité en Angleterre, il frappa un échanson d'Edouard III, qui servait son maître avant le roi de France, en disant : « Qui t'a appris à servir le vassal avant le seigneur? — Vous êtes bien, en vérité, Philippe le Hardi! » dit Edouard, qui eut toujours la magnanimité d'admirer une action généreuse, même dans un ennemi. ”
Marcel Le Hodey, Belgique magnissime, essai de déterminisme territorial et historique (1921)
“ Philippe le Hardi, fils de Jean II, roi de France, épouse, le 19 juin 1369, Marguerite, héritière de la Flandre. Froissard, ce naïf et clairvoyant connaisseur d'hommes le définit comme « un prince sage, froid et Imaginatif, et qui, sur ses besognes veoit au loin ». S'il oriente sa politique vers les Pays-Bas, il ne cessa point pourtant de rester, et pour cause, avant tout, un prin gaulois. A une époque où le patriotisme français consistait à être anti-anglais, l'Angleterre ne trouvera pas d'ennemi plus passionné que Philippe le Hardi. ”
