Ferdinand de Guilhermy

Élements biographiques

Ferdinand de Guilhermy Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris

On pourrait supposer que cette multitude de statues et de bas-reliefs que nous avons cités ne s’ajustent pas sur la façade sans contrarier les lignes de l’architecture. Il n’en est rien cependant. Jamais accord plus fraternel n’exista entre le sculpteur et l’architecte : jamais ils n’ont mieux réussi à se faire mutuellement valoir. L’arrangement de ces grands portails, si majestueux d’ensemble et si riches de détails, appartient tout entier au XIIIe siècle, et ce n’est pas une de ses moindres gloires. À aucune époque la sculpture n’a été employée avec plus de goût et d’intelligence.
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Ferdinand de Guilhermy Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris

À gauche, une longue et forte chaîne tirée par un démon entraîne les réprouvés, la tête baissée, les yeux pleins d’angoisse et d’abattement. Une femme paraît la première, sans doute en expiation de la désobéissance d’Ève ; puis, le mauvais évêque, mitre en tête, des femmes mondaines coiffées de toques, des laïcs, un diacre en dalmatique, un roi couronné. Le clergé, la noblesse, le peuple, ont fourni leur contingent. Les personnages revêtus d’insignes sacrés sont plus atterrés et plus honteux que les autres. Un démon, pour hâter la marche, pousse les derniers par les épaules.
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Ferdinand de Guilhermy L'Abbaye de Saint-Denis : tombeaux et figures historiques des rois de France… (1891)

L'anachorète Jean dort tout habillé sur un lit à colonnes. Saint Denis le réveille. Une longue barque se balance sur la mer. Un démon la pousse et deux de ses compagnons s'efforcent de lui faire prendre le large. Dans la barque, au milieu d'un groupe satanique, l'âme du pauvre roi est figurée par un petit personnage nu, sans sexe, les mains jointes, ne conservant plus de ses insignes qu'une couronne qui le fait reconnaître. Deux démons le raillent ; un troisième frappe joyeusement sur un tambourin ; un autre se dispose à ramer. Tous les diables ont des formes à la fois féroces et grotesques.
Source : Gallica

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