Résumé

Ferdinand de Guilhermy Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris

On pourrait supposer que cette multitude de statues et de bas-reliefs que nous avons cités ne s’ajustent pas sur la façade sans contrarier les lignes de l’architecture. Il n’en est rien cependant. Jamais accord plus fraternel n’exista entre le sculpteur et l’architecte : jamais ils n’ont mieux réussi à se faire mutuellement valoir. L’arrangement de ces grands portails, si majestueux d’ensemble et si riches de détails, appartient tout entier au XIIIe siècle, et ce n’est pas une de ses moindres gloires. À aucune époque la sculpture n’a été employée avec plus de goût et d’intelligence.
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Ferdinand de Guilhermy Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris

Ainsi, de 1699 à 1753, la cathédrale perdit ses anciennes stalles du XIVe siècle, son jubé, toute la clôture à jour du rond-point, l’antique maître autel avec ses colonnes de cuivre et ses châsses, tous les tombeaux du chœur, les vitraux de la nef, du chœur et des chapelles. Les travaux, entrepris dans le but de réparer ou de consolider l’édifice, le dépouillaient aussi tour à tour de ses moulures, de sa végétation de pierre, de ses gargouilles, de ses clochetons.
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Ferdinand de Guilhermy Description de Notre-Dame, cathédrale de Paris

Dans l’autre, l’âme a déjà quitté la forme humaine pour revêtir celle de l’enfer. Un démon hideux s’empare de ce second plateau, qu’un démon plus petit, caché par-dessous, fait pencher traîtreusement à l’aide d’un crochet. À droite, la troupe des élus, en longues robes, couronnes en tête, la sérénité et le bonheur peints sur leurs visages, se dirige vers la demeure céleste. Les uns joignent les mains et lèvent la tête vers le Christ. D’autres sont en marche vers la voussure où se tiennent des anges chargés de leur servir de guides.
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