Résumé

D. F. Jamison Bertrand Du Guesclin et son époque (1866)

Le Prince-Noir était trop bon général pour n'être pas enchanté de voir son ennemi abandonner les avantages de sa position ; car, embarrassé comme il l'était lui-même par la disette dont souffrait son armée et avec un corps des meilleures troupes du monde, il avait tout à gagner en engageant une bataille en rase campagne. Aussi, quand on lui eut appris qu'Henri approchait, s'écria-t-il : « Par ma foi! ce bâtard Henri est un vaillant chevalier et hardi, et lui vient de grand prouesse et grand hardiment de nous chercher ainsi. »
Source : Gallica

D. F. Jamison Bertrand Du Guesclin et son époque (1866)

Peu de temps après leur délivrance, deux d'entr'eux, les sires de Duras et de Rosem, quittèrent le camp de l'armée française avec le dessein apparent de retourner dans leurs propres châteaux ; mais, lorsqu'ils se virent de nouveau libres, ils changèrent d'avis, et se demandèrent l'un à l'autre : « Comment pouvons-nous servir le duc d'Anjou et les Français, quand nous avons toujours été loyaux Anglais? Il nous vaut mieux à mentir notre serment envers le duc qu'envers le roi d'Angleterre, notre seigneur naturel de qui nous a tant de bien fait. »
Source : Gallica

D. F. Jamison Bertrand Du Guesclin et son époque (1866)

Vous l'avez vendue à Henri et au sauvage Bertrand, qui a juré ma mort.
— Par la Vierge honorée ! dirent les bourgeois, il n'y a eu trahison ni faite ni méditée, ni aucun argent n'a été reçu; mais la ville a été emportée par force d'assaut et par combat acharné de vaillants hommes, d'archers et d'arbalétriers, qui n'ont point épargné leur propre vie, ni craint les blessures ou pris garde à la sueur et au sang. Il n'y a pas au monde de ville ni de cité si bien fortifiée qui puisse leur résister. Ce ne sont pas des hommes de nature créée, mais des diables venus d'enfer en ce pays.
Source : Gallica

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