Résumé

Cuvelier La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin… (1879)

A ces mots accoururent les gens de Guingamp, qui haïssaient le châtelain. « Pour Dieu, sire, firent-ils, refusez de traiter ; nous aurons bientôt le château ; alors nous traiterons ce félon châtelain à notre gré. »
Bertrand, qui avait vu la vaillance du châtelain, lui dit : « Châtelain, tenez-vous rien du comte de Montfort? — Sire, lui répondit le châtelain, je vous rends Pestivien, ma vie sauve; et je vous jure que je ne tiens pas un denier vaillant du comte de Montfort. —Alors, bel ami, reprit Bertrand, vous en tiendrez de moi, qui ne suis pas un si grand seigneur. »
Source : Gallica

Cuvelier La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin… (1879)

Les Anglais promirent et jurèrent de le faire ; ils s'en parjurèrent bientôt. A peine sur la frontière d'Espagne, ils pillèrent, volèrent, rançonnèrent, brûlèrent, et violèrent les femmes et maltraitèrent cruellement le peuple. Henri, qui l'apprit bientôt, dit à Bertrand : « Ha ! bel ami, Calverley et ses compagnons m'ont joué un tour d'Anglais; jamais Anglais ne tinrent leur parole. » C'est ainsi que les Anglais sortirent d'Espagne : jamais ils ne rendirent au roi Henri ni villes ni châteaux ; ils les garnirent au contraire de gens d'armes qui opprimèrent beaucoup le royaume.
Source : Gallica

Cuvelier La chronique de Messire Bertrand Du Guesclin… (1879)

Bertrand, apercevant le roi Henri, vint vers lui : « Sire, dit-il, le Prince vous bat ; si vous êtes pris, cette guerre finira de telle sorte que vous perdrez votre royaume. C'est pourquoi je vous requiers de partir d'ici et d'aller vous réfugier près de monseigneur le duc d'Anjou; je sais à n'en pas douter qu'il vous prêtera son appui, et, grâce à lui, vous recouvrerez vos Etats. » Henri ne voulait point s'y résoudre; il se jeta dans les rangs anglais avec un redoublement d'ardeur.
Source : Gallica

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