Résumé

Mémoires sur la vie et les exploits de Bertrand Du Guesclin… (1878)

Chacun le suivit donc au travers de l'orage et de la nuit du mieux qu'il fut possible. Les uns tombaient dans des fossés, d'autres s'imaginant aller leur droit chemin marchaient à travers champs, et leurs chevaux heurtaient souvent les uns contre les autres en se rencontrant. Le maréchal d'Andreghem vit avec peine partir Bertrand du Guesclin sans le suivre; et pour exhorter les autres à l'imiter, il témoigna qu'on ne devait pas abandonner un général que le Ciel leur avait donné pour rétablir les fleurs de lys dans leur premier lustre, et qui n'avait pas son semblable dans l'Europe.
Source : Gallica

Mémoires sur la vie et les exploits de Bertrand Du Guesclin… (1878)

Pierre le trouva dans son palais, assis au milieu d'une foule de seigneurs. Il lui fit de son mieux la peinture de ses malheurs : il lui parla de Henri, comme d'un usurpateur, qui l'avait chassé de ses Etats par les armes d'un nommé Bertrand, chevalier breton, qui s'était mis à la tête de tous les vagabonds de France, avec lesquels il avait fait des incursions dans son royaume, dont il avait enlevé les plus belles villes, et pris les forteresses les plus importantes; il le pria de le secourir dans le besoin pressant où il le voyait.
Source : Gallica

Mémoires sur la vie et les exploits de Bertrand Du Guesclin… (1878)

Guesclin partit donc avec lui dans un brillant équipage, et monté sur un beau cheval ; l'empressement qu'on avait de le voir fit que tous les soldats s'amassèrent en foule pour le regarder à l'envi, tant la réputation fait d'impression sur l'esprit des hommes : on s'étonna de le voir si gros et si noir : on observa même jusqu'à la grosseur de ses poings, et l'on s'en faisait l'idée d'un fort redoutable ennemi. Bertrand passa fièrement à travers tous ces spectateurs, et mit pied à terre auprès de la tente du duc devant lequel il fléchit respectueusement un genou.
Source : Gallica

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