Résumé

Pierre le Cruel ou Le châtiment de Dieu… (1853)

En vain Henri, comte de Trastamare, tâcha d'obtenir du jeune roi la liberté de sa mère. La reine avait trop de crédit pour laisser échapper la victime qu'elle voulait immoler à sa vengeance. Le courageux comte, dans le désespoir où il était d'inspirer de la compassion , voulut encore une fois donner de la crainte. Il avait fait demander en mariage la sœur de don Fernand Manuel, l'un des plus riches seigneurs de la cour,
à qui le sang royal de Castille donnait et beaucoup de relief et beaucoup de crédit parmi les grands.
Source : Gallica

Pierre le Cruel ou Le châtiment de Dieu… (1853)

Le roi de Castille, irrité, ne pressa la guerre de Grenade que pour recommencer plus tôt celle d'Aragon. Il était si éloigné d'entrer dans les sentiments du légat, qui redoutait pour lui les Français, qu'il prit ce temps pour faire périr l'infortunée Blanche de Bourbon, qu'on avait transférée de Xérés à Medina-Sidonia. C'est ainsi que courent à leur perte ceux qui se laissent aveugler par leurs passions.
Source : Gallica

Pierre le Cruel ou Le châtiment de Dieu… (1853)

Don Henri, en particulier, était un adversaire à craindre pour la faction dominante. Le roi apprit, par son expérience, qu'il ne l'avait pas assez craint. C'était un prince plein de feu , agissant, entreprenant, ambitieux, assez modéré néanmoins pour dissimuler, pour plier, pour temporiser à propos, souple à s'accommoder au temps, attendant les occasions sans impatience, et ne perdant pas un moment favorable à en profiter; libéral, populaire, affable, bon ami pour les amis sincères, adroit à donner le change à ceux qui le voulaient tromper.
Source : Gallica

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