Léon Dumesnil

Résumé

Léon Dumesnil Histoire de Pierre le Cruel (1876)

Alphonse IX avait laissé en mourant sa cour divisée en deux grands partis pleins de haine l'un pour l'autre, et animés des plus vifs mouvements que le ressentiment, l'envie, la crainte, l'ambition, l'intérêt inspirent à des courtisans, ou concurrents, ou ennemis. Marie de Portugal, reine de Castille, était à la tête de l'un, et Eléonore de Guzman, qui avait gagné le cœur du roi, soutenait l'autre de ses conseils et de son crédit.
Source : Gallica

Léon Dumesnil Histoire de Pierre le Cruel (1876)

On ne lui demandait rien moins que de faire mourir l'infant don Ferdinand d'Aragon son frère, et le comte de Trastamare, l'homme du monde à qui il devait le plus.
L'embarras où se trouva ce prince dans cette conjoncture fâcheuse où il avait besoin de la paix, et où il ne pouvait l'obtenir qu'au prix de deux actions si honteuses, retarda la négociation; il délibéra, mais en homme accoutumé à ne conclure que sur des raisons d'intérôt.
Source : Gallica

Léon Dumesnil Histoire de Pierre le Cruel (1876)

Malgré sa résolution néanmoins, la bataille d'Aravianc, la continuation de ses cruautés, les censures apostoliques, la désertion fréquente des grands, avaient affaibli son parti ; il commença donc à écouter les remontrances du légat avec plus de docilité. Le roi d'Aragon voulait toujours la paix, et quoique la guerre commençât à lui devenir plus heureuse, son adversaire avait dans ses États des ressources qu'il ne trouvait pas dans les siens, beaucoup moins étendus en Espagne, et dont les conquêtes étrangères épuisaient plus tôt les forces, qu'elles ne les augmentaient.
Source : Gallica

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