Résumé

A. Guibout Épisodes de l'histoire du Portugal (1863)

Jean de Bragance fut partout proclamé roi sans le moindre tumulte : un fils ne succède pas plus paisiblement à son père. Des vaisseaux partirent de Lisbonne pour toutes les villes de l'Asie et de l'Afrique, pour toutes les îles qui appartenaient à la couronne de Portugal. Il n'y en eut aucune qui hésitât à chasser les gouverneurs espagnols. Il semblait que la conspiration eût été tramée dans toutes ces contrées. On vit partout combien une domination étrangère est odieuse, et en même temps combien peu de mesures le ministère espagnol avait prises pour conserver tant d'États.
Source : Gallica

A. Guibout Épisodes de l'histoire du Portugal (1863)

Don Tristan partit donc du Portugal et fit son entrée à Rome le 12 mars 1514. Cette entrée fut ce que l'on avait vu de plus magnifique dans la capitale du monde chrétien.
Le cortége de l'ambassadeur était précédé d'un nombreux orchestre, faisant retentir les airs de douces mélodies ; venaient ensuite trois cents jeunes gens vêtus de riches livrées et conduisant autant de mulets chargés de tapis et des plus précieuses marchandises de l'Inde. Le roi d'armes de Portugal les suivait; il était couvert d'un manteau de drap d'or, aux armes de Portugal, qu'entourait un nimbe de perles et d'émeraudes.
Source : Gallica

A. Guibout Épisodes de l'histoire du Portugal (1863)

Albuquerque se présenta devant Malacca avec une flotte de dix-neuf vaisseaux, montés par huit cents Portugais et six cents Indous. Quand il se vit en présence de cette ville de cent mille âmes, munie d'une puissante artillerie et de toutes les ressources d'un vaste empire, il hésita un moment : il se demandait s'il l'attaquerait avec la poignée d'hommes qui le suivait, quand il reçut un billet de l'un des prisonniers qui lui disait : On me menace de la mort, si vous attaquez Malaccat mais n'ayez souci que de l'honneur et de la fortune de notre pays.
Source : Gallica

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