Léonce de Rouffeyroux

Le Portugal (1880)

Résumé

Léonce de Rouffeyroux Le Portugal (1880)

Le climat de Porto est tempéré. On voit dans cette ville de la verdure partout, et quelle verdure ! Des rideaux de Vignes qui s'étalent sur des roseaux de bois soutenus par des piliers en pierre, ; lés mûrs qui disparaissent sous des guirlandes de convolvulus gros-bleu, à bouquets. Les orangers, les magnolias, les camélias, les lauriers-roses, qui sont des arbres à haute tige, abritent des buissons de rosiers, de géraniums et d'autres plantes. C'est un parfum qui ferait mal, si l'air n'était refroidi, le soir, par la brise qui vient de la mer.
Source : Gallica

Léonce de Rouffeyroux Le Portugal (1880)

Partout, pour exciter sa
verve, le Portugais trouvera les tièdes haleines de la nuit, le parfum des fleurs, la musique et l'oeil noir ; l'oeil noir joue surtout un grand rôle à Lisbonne. Si la femme, avec sa taille replète, son visage rond, sa lèvre épaisse, son nez large, son teint olivâtre et ses cheveux abondants, mais un peu crépus, n'est pas ici un type de beauté incontestable, il faut ajouter que nulle femme au monde ne possède l'oeil brillant et noyé de la Portugaise en général et de la femme de Lisbonne en particulier.
Source : Gallica

Léonce de Rouffeyroux Le Portugal (1880)

Ce château est situé sur un pic élevé qu'il y fait froid; on voit les nuages à ses pieds et partout sur la montagne qui lui sert de base, on trouve un parc de plusieurs lieues d'étendue où les camélias, les myrthes, les bananiers, les géraniums forment des allées si épaisses que le jour y pénètre à peine. Les hortensias bleu-foncé y forment des haies, la mer semble y venir pour compléter la perspective, puis des eaux limpides, des fontaines à chaque pas, et les ruines immenses du château des Maures qui occupent deux montagnes enclavées, dans ce parc inouï.
Source : Gallica

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