Résumé

Valentin de Mazade Le Portugal sous le roi dom Luiz Ier

Le père prieur est de tous celui qui porte les plus belles bottes à l’écuyère ; il est le mieux éperonné. Le curé, se mêlant à ses ouailles, s’en va brocantant des chevaux dans les foires et vendant des fusées et des feux d’artifice aux fêtes religieuses. De Coïmbre à Porto, tout le monde a connu un jeune prêtre, au surplus bon vivant, qui au sortir de sa chapelle se trouvait entrepreneur de travaux publics, élevant des ponts, déblayant des tranchées, menant enfin, le fouet à la main, le cigare à la bouche, la vie plus laborieuse que canonique des chantiers de chemins de fer.
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Valentin de Mazade Le Portugal sous le roi dom Luiz Ier

Le Brésil, en se séparant de la métropole, n’a pas établi ces barrières de haine et de jalousie qui s’élèvent lorsqu’une colonie s’affranchit par la force. Brésiliens et Portugais associent volontiers leurs intérêts : pendant que celui-ci va chercher fortune sur les plages de Rio, de Parana et de Pernambouc, celui-là vient se reposer sur les rives du Tage ou du Douro, qui sont restées comme un eldorado dans l’imagination de plus d’un planteur. On dirait que le royaume européen est presque devenu la capitale de l’empire américain.
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Valentin de Mazade Le Portugal sous le roi dom Luiz Ier

L’université de Coïmbre a si bien gardé son vieil ascendant, que les Brésiliens eux-mêmes, quoique détachés du Portugal depuis longtemps, n’ont pu-encore en perdre la tradition ; ils n’ont pu oublier le chemin de cette ville de la jeunesse, et ils y envoient leurs enfans.
À Porto, où je me rendis après quelques jours passés à Coïmbre, ce n’est plus la jeunesse, c’est une maturité virile qu’on peut surtout observer. Si le climat présente les mêmes charmes qu’à Lisbonne et à Coïmbre, la nature se montre plus riche et plus vigoureuse sur les bords escarpés du Douro.
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