Résumé

E. Bonnaventure Essais historiques sur le Portugal… (1871)

Tels étaient les deux antagonistes : l'un riche et puissant, étonnant le monde qui le redoutait; l'autre pauvre, affaibli, perdu dans un coin de l'Europe. Le premier était un peuple d'hommes amollis, le second une
poignée d'hommes, mais c'étaient des guerriers prêts à mourir pour la liberté.
Le gouverneur du Portugal pour Philippe II était un Portugais qui avait consenti à accepter la honteuse mission d'opprimer ses concitoyens. Sa tyrannie excita au plus haut point le mécontentement des Portugais qui n'étaient pas nés pour être sous un joug semblable.
Source : Gallica

E. Bonnaventure Essais historiques sur le Portugal… (1871)

Le duc Jean était nommé roi sous le nom de Jean IV (1641) et ni le roi, ni le peuple qui maintenant avait un chef, n'étaient décidés à accepter la domination étrangère. Le Portugal jadis rival de l'Espagne, un moment vaincu, allait redevenir rival, libre pour toujours.
Le vaillant libérateur était roi doublement,
roi par héritage car c'était à lui de recueillir la couronne laissée sans maître par la mort de Henri, roi par la volonté du peuple, c'est le plus beau titre de gloire d'une famille royale.
Source : Gallica

E. Bonnaventure Essais historiques sur le Portugal… (1871)

L'usurpation du trône de Portugal par Philippe II la fit entrer dans une période de décadence dont elle s'est relevée depuis. Le Portugais n'a point les sons gutturaux de l'Espagnol, il est riçhe et sonore, mais la fréquence des hiatus et des terminaisons nasales, la propension qu'il a au néologisme, la facilité avec laquelle il s'empare des autres langues, nuisent à son harmonie et feraient croire à sa pauvreté, si plusieurs écrivains modernes n'avaient prouvé tout le parti qu'on peut tirer de cette langue.
Source : Gallica

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