Beira

Définition et enjeux

Albert Bordeaux,  Rhodésie et Transvaal, impressions de voyage (1898)

“ Il donne l'impression de la fièvre, il a le teint vert de la décomposition, mais il paraît qu'il est tout à fait inoffensif, et, de fait, les indigènes ont leurs cases sous ses ombrages, et Beïra n'est aucunement insalubre et fiévreux.
Le gouverneur est Portugais. C'est un vieil Africain de Mozambique; il a de vastes projets qu'il creuse à l'ombre de ses cheveux et de ses sourcils noirs, en tortillant une énorme moustache noire qu'il regarde comme unique en Afrique.
”
Source : Gallica

Fernand Maurette,  Géographie universelle (1938)

“ Après LourençoMarquès, dont on a vu la fonction économique subordonnée à la production et à la consommation de l'Union Sud-Africaine, de la longue série des ports qui s'égrène vers le Nord-Est, Inhambane, Sofala, Beira, Chinde, Quelimane, Moçambique, escales jadis fameuses d'où les caravelles emportaient l'or, l'ivoire, et aussi les esclaves, seul Beira est demeuré un grand port. Or lui aussi doit sa grandeur conservée et même accrue au domaine britannique qui fait l'arrièrefond de la plaine portugaise. Le chemin de fer conduit en 335 kilomètres de Beira à la frontière de Rhodesia méridionale ”
Source : Gallica

René Pinon,  Revue des Deux Mondes

“ Comme Lourenço-Marquès et pour des raisons analogues, Beïra est une ville cosmopolite où les Européens, Anglais, Portugais, Français, Allemands, Hollandais, Grecs, coudoient des Indous, des nègres de toutes les tribus de l’Afrique du sud et jusqu’à des Chinois. L’empire britannique y fait environ les deux tiers du commerce total, mais il est curieux de constater que les importations directes des Indes tendent à supplanter les importations d’Angleterre ”
Source : Wikisource

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