Résumé

Laure Junot Abrantès Mémoires secrets de madame la duchesse d'Abrantès… (1837)

Je lui ai voué dès ce moment un attachement qui ne s'est jamais démenti. Le comte de Campo d'Allange, ambassadeur d'Espagne à la cour de Lisbonne, avait la plus belle âme et la plus rigide probité qu'il soit possible de rencontrer parmi les humains. Il portait une profonde vénération à toute la famille royale, et, sans nul doute, à la princesse des Asturies. Mais il se mêlait à tout cela un grand dévouement pour le prince de la Paix.
Source : Gallica

Laure Junot Abrantès Mémoires secrets de madame la duchesse d'Abrantès… (1837)

Le prince du Brésil ne fit pas sur Junot l'impression qu'il avait reçue de lui.
Mon Dieu, qu'il est laid ! me dit-il. mon Dieu, que la princesse est laide! mon Dieu, qu'ils sont tous laids!. Il n'y a là qu'un seul joli visage: c'est le prince royal, le prince de Beira, l'Infant don Pedro2. Il est charmant ; il ressemble à une colombe au milieu de chouettes. Mais je ne puis deviner, ajoutait Junot, ce que le prince du Brésil avait à me regarder avec cette attention.
Source : Gallica

Laure Junot Abrantès Mémoires secrets de madame la duchesse d'Abrantès… (1837)

On sait toujours tant de gré à une princesse d'être au-dessus des autres femmes!.
Et celle-là leur était vraiment supérieure. Sans doute une belle - mère n'a pas le cœur d'une mère. Une mère est glorieuse des succès de sa fille; une belle-mère en est jalouse; et la jalousie de vanité, lorsque cette vanité est blessée , donne un vernis qui corrode et brûle tout ce qu'elle touche. La reine de Naples qui, certes, était une méchante femme 1 , s'attendrissait pourtant à la vue de cette fille si docte et si naturelle dans son savoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature