M. Olivier Merson

Résumé

M. Olivier Merson Le Tour du monde

L’habitant de Porto a un caractère qui mérite qu’on l’étudie. L’homme du Tras-os-Montes est grossier, brutal, farouche dans ses dehors ; au fond, il est brave et généreux, de mœurs pures et simples. Celui du Beira est travailleur ; celui de l’Estradamure, raffiné, et l’Algarvien, vif, intelligent et jaloux. Le Portuense est industrieux, il a l’esprit libéral ; mais il se laisse facilement dominer par un sentiment d’indépendance et de dignité personnelle qu’il pousse à l’excès et dont il subit l’influence exagérée jusque dans les détails les plus vulgaires de la vie.
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M. Olivier Merson Le Tour du monde

Des bouquets d’orangers, des châteaux, des jardins jonchent la plaine et le versant des collines ; la vigne se tord sur le coteau, le saule incline ses branches éplorées sur le ruisseau ; à nos pieds, le fleuve palpitant reflète l’azur d’un ciel incomparable, et en face, au milieu d’un horizon de feuillage, c’est Coïmbre, c’est-à-dire une montagne verdoyante et fleurie, d’où s’échappent par cent issues des cascades de rues, de couvents, d’églises, et portant au front, ainsi qu’une reine sa couronne, un monument célèbre
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M. Olivier Merson Le Tour du monde

C’est là, à coup sûr, de l’architecture parlante. Au risque cependant de faire de la peine à ceux des Portugais pour qui Thomar est le parangon du beau et du parfait, je dirai que ce langage est trop sonore pour ne pas être de mauvais goût. L’art pur n’a pas besoin de cet excès et de ce tapage pour se faire comprendre. À Batalha, à Alcobaça, pour frapper un peu moins vivement peut-être les esprits vulgaires, avec quelle sûreté et quelle grâce il touche les âmes vraiment sensibles et délicates !
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