Résumé

Manuel géographique et statistique du Portugal… (1810)

Les manières aisées,
polies et gaies du bas peuple, préviennent plus l'étranger qu'en Espagne; mais dès qu'on fréquente les personnes de distinction, on juge les Portugais bien différemment. Ils sont tous grands parleurs; mais les gens de condition cachent ordinairement un cœur faux sous les dehors les plus trompeurs. Ils sont autant au-dessous des Espagnols de leur classe que le bas peuple du Portugal est au-dessus de ses voisins. Le défaut de connaissances et de goût dans les arts ; un gouvernement qui n'a jamais su tirer parti des sentimens généreux
Source : Gallica

Manuel géographique et statistique du Portugal… (1810)

On ne trouve dans le Portugal que deux plaines de quelque étendue , celle à l'embouchure du Vouga, en Beira, et la plaine au midi du Tage, dont celle de Santarem est une continuation. Mais, par la multitude de montagnes et de collines rapprochées, ce pays présente une foule de belles vallées et de coteaux rians. Toute la province d'Entre Douro e Minho n'est qu'une suite de vallons délicieux adossés à la chaîne du mont Gérez, d'où mille ruisseaux limpides descendent en serpentant au milieu des bois.
Source : Gallica

Manuel géographique et statistique du Portugal… (1810)

Le seul aspect du Portugal doit faire présumer que c'est un pays fort arrosé. Les grands fleuves descendent de l'Espagne. Au nord-ouest, c'est le Mirtho, fleuve venant de la Galice, qui, depuis Malgaço, baigne les frontières du Portugal, et se jette, près de Caminha, dans l'océan Atlantique. Quoique coulant paisiblement dans un lit bas, il n'est navigable que depuis Salvaterra; et les sables amoncelés à son embouchure n'en permettent même l'entrée qu'à de petits bâtimens.
Source : Gallica

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