André Corthis,
Revue des Deux Mondes
“ Je me rappelle, à quel point m’étonnait, dans les premiers jours de mon arrivée, cette plainte entendue sans cesse, et qui revenait dans tous les entretiens, et que je retrouvais dans les chants, dans les livres : — Pobre Galicia ! — Pourquoi dites-vous toujours : pauvre Galice ? Quand on arrive de la Castille, toute en sables, toute en rochers, et qu’on voit vos champs verts, vos bois, vos ruisseaux, vos belles montagnes, c’est « Heureuse Galice ! » que l’on voudrait s’écrier. Alors on m’expliquait : — La misère est grande ! — Mais d’où provient-elle donc ? La terre est bonne ? ”
