Galiciens

Définition et enjeux

Ch. Davilliers,  L'Espagne par le baron Ch. Davilliers… (1874)

“ Pauvres Gallegos ! Comme les Auvergnats, on les tourne en ridicule partout : dans les chansons, dans les sainetes, dans les images populaires ; un peu plus, leur nom serait une injure, et qui dit Gallego dit grossier ou ignorant. Voyez plutôt comment on traite ces Béotiens de l'Espagne :
Los Gallegos en Galicia, Cuando van en procesion, Llevan un gato por santo Y una vieja por pendon.
« Les Galiciens en Galice, – Quand ils vont en procession, – Portent un chat au lieu de saint, – Et une vieille pour bannière. »
”
Source : Gallica

Marie-Nicolas Bouillet,  Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)

“ Les Galiciens sont robustes, laborieux, et peuvent être comparés à nos Auvergnats. — La Galice fut jadis habitée par les Callaici, issus sans doute des Galls ou Gaulois. Ils défendirent avec énergie leur indépendance contre les Carthaginois, qui ne purent les soumettre, puis contre les Romains. Ils furent compris dès l'an 197 av. J.-C. dans la prov. d'Espagne citer., assujettis 60 ans plus tard par Brutus le Gallaïque, et rangés par Auguste dans la Tarraconaise. ”
Source : Wikisource

C. de Varigny,  Revue des Deux Mondes

“ Le Galicien, surnommé l’Auvergnat de l’Espagne, a conservé sa rude écorce primitive, ses mœurs simples, ses traditions hospitalières. Travailleur infatigable, il émigre volontiers, son sol ne suffisant pas à le nourrir. Domestiques ou portefaix, les Galiciens sont nombreux à Madrid où les mozos de cordel sont presque tous Gadlegos ; ils parcourent l’Espagne à l’époque des moissons, louant leurs bras vigoureux dans les Castilles où les bras manquent, en Portugal où l’indolence des paysans laisserait pourrir les moissons sur pied. ”
Source : Wikisource

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