Résumé

Les Grandes Chroniques de France

Le développement donné par les Grandes Chroniques à l’histoire du règne de Charlemagne est la preuve du prestige dont cet empereur jouissait au moyen âge. Ce qu’il accomplit sous son règne, ses luttes contre les Saxons et les Sarrasins, le rétablissement de l’Empire d’Occident, la renaissance littéraire, ses relations avec l’Orient, les capitulaires qu’il édicta pour régir son immense empire jusque dans ses moindres détails, tout cet ensemble frappa fortement les générations qui suivirent.
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Les Grandes Chroniques de France

Ainsi que le dit M. R. Delachenal, l’éditeur de la Chronique des règnes de Jean II et de Charles V qui forme la continuation du travail des religieux de Saint-Denis ; pendant longtemps, les Grandes Chroniques « s’arrêtèrent à la mort de Philippe de Valois, comme si elles ne devaient pas être continuées [44] ». Et, s’il constate que « l’histoire de Philippe de Valois est bien jusqu’au bout l’œuvre d’un religieux de Saint-Denis », il reconnaît qu’« à partir du règne de Jean II, un homme tient la plume qui n’est plus un moine [45] ».
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Les Grandes Chroniques de France

Vivant dans un monde imprégné de surnaturel et dans lequel on attribuait habituellement, comme le témoigne la Légende dorée, les faits les plus extraordinaires et même les plus invraisemblables aux héros et aux saints, il leur était difficile de faire une exception pour un homme comme Charlemagne. C’est cette mentalité qui peut seule expliquer comment des intelligences cultivées, tels que Vincent de Beauvais dans son Speculum historiale [1] et Primat dans les Grandes Chroniques, acceptèrent les fables du Voyage à Jérusalem et de la Chronique du faux Turpin.
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