Résumé

Les grandes chroniques de France…

L'arrière
garde fist l'empereur et ceux qui de sa terre estoient. En celle manière
s'en allèrent vers la cité, et estoit vers le soleil couchant celle part
dont nos gens venoient. Les jardins estoient devers bise qui durent bien
quatre lieues ou cinq, tous plains d'arbres si grans et si espés que ce
sembloit une grant forest, selon ce que chascun y a son jardin clos de murs
de terre: car en ce pays n'a mie plenté de pierres. Les sentiers y sont
moult estrois d'un vergier à autre; mais il y a une commune voye qui va à
la cité où va à paine un homme atout son cheval chargié de fruit.
Source : Gutenberg

Les grandes chroniques de France…

«Charles, par le don de nostre Seigneur, roy de Germanie, patrice des
Romains, empereur de France, après le service des matines de la Nativité
nostre Seigneur, s'estoit couchié pour reposer. En ce point qu'il se deust
endormir descendit à luy une voix moult horriblement, si luy dist: Ton
esprit s'en partira maintenant de ton corps et sera mené en tel lieu où il
verra les jugemens de nostre Seigneur, et aucuns signes de choses qui son
à advenir; mais après un peu de heure retournera au corps.» Tantost fu ravy
son esprit, et cil qui le ravit estoit une chose très-blanche.
Source : Gutenberg

Les grandes chroniques de France…

Je pécheur Loys, regehis de vray cuer et croy en Dieu le Père, le Fis et
le Saint Esperit, en trois personnes un seul Dieu, et Nostre-Seigneur
Jhésucrist croy fils de Dieu le père, égal en toutes choses à luy, qui pour
le salut des ames descendi du ciel, par l'ordonnement de Dieu le père et
s'enombra au sacré ventre de la vierge Marie, où il prist vraye chair et
vraye forme d'homme, et qui en celle chair mesme mourut selon l'umanité, en
la sainte vraye croix, pour les hommes délivrer de la mort d'enfer, qui fu
au sépulcre mis dont il ressuscita au tiers jour
Source : Gutenberg

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