Résumé

Les grandes chroniques de France…

Car comme le roy d'Angleterre voulsist entroduire en son royaume aucunes nouvelletés indeues encontre le bien de tout son peuple et du royaume d'Angleterre;—laquielle chose il ne povoit faire sans leur consentement, si comme il disoient, et meismement qu'il le réputoient et tenoient pour idiot et non souffisant au gouvernement du royaume;—il se rebellèrent contre luy, tant que division se fist des barons d'Angleterre, dont les uns nourrissoient la partie du roy et les autres la leur.
Source : Gutenberg

Les grandes chroniques de France…

Le roy d'Arragon qui bien savoit le pouvoir du roy Charles et la hardiesce des François, se pourpensa par quel barat né coment il le pourroit conchier né décevoir; car il n'avoit talent d'aler contre luy à bataille. Si luy manda que s'il estoit si osé né si hardi, que volentiers se combatroit à luy corps à corps; et que il prist cent chevaliers des plus hardis qu'il pourroit trouver qui se combatroient contre cent des plus esleus de son royaume, et que ce fust le premier jour de juing, ès landes de Bordeaux, et que celui qui seroit vaincu jamais n'eust point d'honneur, né ne portast couronne.
Source : Gutenberg

Les grandes chroniques de France…

Quant les Flamens virent tant de gens venir sur eulx, il ne porent plus soustenir le fer, si se desconfirent: là pot-on veoir maint homme tresbuchier et mètre à mort, et les nobles de France crier à haute voix: Mont joie Saint-Denis! Et le conte de Hainaut qui s'estoit trait vers le Mont de Cassel, trouva une bataille de Flamens qui s'estoient trais en un clos: tantost courut à eux, mais tant estoient entrelaciés que dessevrer ne les povoit; si descendi à pié et sa chevalerie, puis prist l'escu et la lance au poing, et leur courut sus, criant à haute voix: Hainaut!
Source : Gutenberg

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