Résumé

Les grandes chroniques de France…

Que pourroi-je devenir? Biau très-doux nepveu, l'ame de toy soit avec les confesseurs, avec les vierges sans fin, et s'esjoïsse en la compaignie des martirs, en la gloire de nostre Seigneur Jhésu-Crist. Tous les jours de ma vie me convient mais plourer, plaindre, gémir et souspirer sur toy, comme David fist jadis sur Absalon son fils, et sur Saül Jonathas. Jamais jour de ma vie n'aurai joie, né resconforté ne serai; de plourer ne cesserai.» Par telles parolles et par semblables plaingnit et regreta Charlemaines son nepveu, tant comme il vesquit puis [692] .
Note 691: En vers. «Sur le dos.»
Source : Gutenberg

Les grandes chroniques de France…

Sire Dieu tout puissant, qui fourmas tout le monde et mesuras ciel et terre à ta pauline, et tout quanques il contient, et qui siés au throsne de la majesté, sur chérubins et sur toutes les ordres du ciel, et tournes et mues merveilleusement et puissamment, je te prie que tu daignes recevoir la prière de ton sergent.
Source : Gutenberg

Les grandes chroniques de France…

Lors lui dist Fernagu:—«Nous créons que le créeur du ciel et de la terre est un seul Dieu. N'onques n'eut né fils né père, et aussi comme il n'est engendré de nulluy, aussi n'engendra-il onques nulluy. Dont il me semble qu'il soit un seul Dieu et non une trines.»—«Tu dis voir,» dist Rollant, «quant tu dis qu'il est un seul Dieu; mais tu cloches en la foy quant tu dis qu'il n'est pas trines. Car qui croit en Père, il croit en Fils et en Saint-Esprit, et en un seul Dieu qui parmaint en trois personnes.»
Source : Gutenberg

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