“ Que Dieu me punisse sévèrement si tu ne meurs certainement, Jonathan. 45 Mais le peuple dit à Saül : Jonathan, qui a délivré Israël d’une manière si merveilleuse, mourrait-il ? Cela ne sera point. L’Éternel est vivant, si un seul des cheveux de sa tête tombe sur terre ; car il a aujourd’hui fait un grand exploit avec Dieu. Ainsi le peuple délivra Jonathan, et il ne mourut point. 46 Puis Saül s’en retourna de la poursuite des Philistins, et les Philistins s’en allèrent en leur pays. ”
Jonathan
Définition et enjeux
Jonathan, figure centrale dans des récits bibliques et littéraires, incarne souvent la fidélité, l’énigme ou l’idéalisme. Dans le Premier livre de Samuel, il est présenté comme un compagnon dévoué de Saül, tandis que Mary Webb le décrit comme un personnage sous la protection de forces invisibles.
Eusèbe Girault de Saint-Fargeau le voit comme un savant tout-puissant, et Victorien Sardou le place au cœur d’une comédie familiale. Ces interprétations diverses, allant du récit sacré à la fiction contemporaine, mettent en lumière une grande adaptabilité du personnage, liée à des thèmes comme l’Israël biblique ou le contraste entre John Bull et l’idéal cosmopolite.
Citations sur “Jonathan”
Mary Webb,
Sept pour un secret
“ Ce qu’il faut à Jonathan, ce sont deux anges gardiens qui ne le quittent pas, et lui en laisse, n’ayant rien d’autre à faire que de marcher tranquillement à l’ombre de leurs ailes. Dans la haie à droite, et dans la haie à gauche ! Pas une pierre sur laquelle nous ne soyons passés, et, pan, encore dans la haie. Et puis ma malle est tombée, et comment a-t-elle tenu si longtemps, le Seigneur seul le sait, car c’est Jonathan qui l'a attachée. Enfin, quand nous avons été en plein dans la lande, où nous mène-t-il ? Dans un bourbier, naturellement, où nous enfonçons ! Isaïe sourit dans sa barbe. ”
Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Revue des Romans
“ Jonathan est un personnage mystérieux, qui parle toutes les langues, qui sait tout ce qui s’est passé aux époques les plus reculées de notre monde, et qui a été le contemporain de tous les événements qu’il raconte. ”
Fredrika Bremer,
La vie de famille dans le Nouveau-Monde
“ Jonathan veut partager la sienne avec tous les peuples, enrichir tout le monde ; il est cosmopolite ; une partie du monde lui sert de garde-manger, il a tous les trésors de la terre pour entretenir son ménage. John Bull est aristocrate ; Jonathan est démocrate, c’est-à-dire, il veut, il croit l’être, mais il lui arrive de l’oublier dans ses relations avec des gens d’une autre couleur que lui. John Bull a un bon cœur qu’il cache par moments dans sa graisse, son flegme, sous son par-dessus bien ouaté et boutonné. Jonathan a bon cœur aussi, et — ne le cache pas. ”
Mary Webb,
Sept pour un secret
“ Au revoir, garçon, et Dieu te bénisse, dit Jonathan. Tout ira bien, pourvu que la jument soit sage. Mais quand ils s’élancèrent sur la lande, il se retourna, regarda les fenêtres bien éclairées de la ferme et, secouant la tête tristement, il murmura : « Dieu me protège, pour que je puisse ramener Mme Fanteague. » ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
E.T.A. Hoffmann - Contes nocturnes
“ Après que Jonathan eut couru au hasard dans quelques rues, comme un homme éperdu, ses pas le conduisirent comme par instinct vers son noble patron, auquel il peignit sa peine inouïe au milieu des éclats de la plus farouche douleur. Il n’est pas besoin d’ajouter que le jeune avocat amoureux était, à en croire son désespoir, le premier et le seul homme sur la terre à qui chose si monstrueuse fût arrivée ”
Victorien Sardou,
Les Femmes Fortes
“ CLAIRE, JONATHAN, QUENTIN, TOUPART, LACHAPELLE, JENNY, GABRIELLE. (Tous tenant des paquets et des malles.) QUENTIN. Qu’est-ce que c’est encore que ça ? CLAIRE, descendant suivie de Jonathan qu’elle tient toujours par le fil. C’est la victoire ! Laissez vos paquets ! on ne part plus ! on reste ! TOUS. On reste ! (Ils laissent tous tomber leurs paquets.) CLAIRE. Demandez à M. Jonathan ! Allons ! (Elle tire le fil.) Monsieur Jonathan... JONATHAN. Eh bien ! oui, mon oncle ! on reste ! le logis est assez large pour tout le monde et le coeur aussi ! ”
Laurence Sterne,
Vie et opinions de Tristram Shandy
“ C’est bien peu de chose, — ce n’est rien. Mais pour ceux, Jonathan, qui savent ce que c’est que la mort, qui savent quel ravage, quel carnage elle peut faire, avant qu’on ait seulement le temps d’y songer, — c’est comme un siècle entier. — Ô Jonathan ! quel est le bon cœur qui ne saignerait pas, voyant combien de braves gens, qui se tenoient aussi droits et aussi fermes que nous, — (le caporal se redressa) , et que la mort a abattus dans cet intervalle qui nous semble si court ? ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
E.T.A. Hoffmann - Contes nocturnes
“ Si d’un autre côté il repassait toute la vie de Jonathan, il était forcé de s’avouer que toutes les vertus d’un jeune homme pieux, appliqué, modeste, ne pouvaient pas aisément se trouver réunies avec autant de bonheur qu’en celui-ci, dont la figure belle et expressive, avec des traits peut-être un peu trop délicats, presque féminins, dont le corps petit et faible, mais bien pris, annonçaient une âme tendre et spirituelle ”
Amélie Chevalier, Les voyageuses au XIXe siècle
“ John Bull rit très haut et longuement ; Jonathan se contente de sourire. John Bull s’assied tranquillement pour déguster son dîner, comme s’il s’agissait d’une affaire d’État ; Jonathan dévore le sien à la hâte pour courir fonder une ville, creuser un canal, construire un chemin de fer. John tient à avoir l’air d’un gentleman ; Jonathan se soucie peu des apparences ; il a tant à faire, que peu lui importe que son habit ait un trou au coude ou un pan arraché, pourvu qu’il avance toujours. John Bull marche, Jonathan court. ”
Heinrich Graetz,
Histoire des Juifs
“ On ne saurait donc blâmer Jonathan d’avoir tourné le dos à ce roi déloyal, lorsqu’un général d’Alexandre Balas, Diodote Tryphon, ayant organisé une conspiration contre Démétrius, le força de fuir, en faisant proclamer roi à sa place le jeune Antiochus VI, fils de son maître. Reconnaissant envers Alexandre, autant qu’indigné de la mauvaise foi de Démétrius, Jonathan soutint le jeune roi, qui, en récompense, le confirma dans sa dignité de grand prêtre, lui conféra le droit de porter une agrafe d’or, marque distinctive des princes, et lui garantit la propriété des cantons annexés à la Judée. ”
Premier livre de Samuel, Ancien Testament
“ Entre les passages par lesquels Jonathan cherchait à arriver au poste des Philistins, il y avait une dent de rocher d’un côté et une dent de rocher de l’autre côté, l’une portant le nom de Botsets et l’autre celui de Séné. L’une de ces dents est au nord vis-à-vis de Micmasch, et l’autre au midi vis-à-vis de Guéba. Jonathan dit au jeune homme qui portait ses armes : Viens, et poussons jusqu’au poste de ces incirconcis. Peut-être l’Éternel agira-t-il pour nous, car rien n’empêche l’Éternel de sauver au moyen d’un petit nombre comme d’un grand nombre. ”
Mary Webb,
Sept pour un secret
“ Elle l’aimait d’un amour maternel, et quand Robert atteignit l’âge d’homme, c’est Jonathan qui prit sa place. Abigaïl considérait sa grande silhouette mince avec fierté, en se rappelant tous les malheurs dont elle l’avait sauvé dans l’année écoulée. En ce moment, pendant qu’Abigaïl travaillait dans la cuisine de la ferme, Jonathan n’arrivait pas à mettre un bout de chandelle dans sa lanterne de corne pour atteler la jument et aller à travers la lande chercher Mme Fanteague à la gare. ”
Anatole Leroy-Beaulieu,
Une troupe de comédiens, par Anatole Leroy-Beaulieu
(1866)
“ « c'est un lion, disait la foule; » « c'est Jonathan » criait la petite fille de la ménagerie qui tendait les bras vers lui et qu'on retenait de force en arrière. L'oeil ne distinguait rien : une épaisse fumée enveloppait ce qui n'était point encore consumé. Soudain l'on entendit un craquement de barres de fer, et la foule poussa un cri d'effroi : c'était Jonathan qui avait brisé les grilles de sa cage. D'un bond il fut aux pieds de la Nasta qui était demeurée en avant; puis, comme étonné de cette foule qui l'entourait, il s'arrêta court devant l'actrice muette et immobile. ”
“ Mais l’Éternel est vivant, et ton âme est vivante, qu’il n’y a qu’un pas entre moi et la mort ! 4. Et Jonathan dit à David : Ce que ton âme dit, je le ferai pour toi. 5. Et David dit à Jonathan : Voici, c’est demain la nouvelle lune, et je devrai m’asseoir auprès du roi pour manger ; laisse-moi donc aller, et je me cacherai dans les champs jusqu’au troisième soir. 6. Si ton père s’aperçoit de mon absence, tu diras : David m’a demandé instamment de courir à Bethléhem, sa ville, car il y a là un sacrifice annuel pour toute la famille. 7. S’il dit ainsi : C’est bon ! ”
“ Et Jonathan parla en bien de David à Saül, son père, et lui dit : Que le roi ne pèche point contre son serviteur, contre David, car il n’a point péché contre toi ; et même ce qu’il a fait est très-avantageux pour toi. 5. Car il a mis sa vie en sa main, et a frappé le Philistin, et l’Éternel a opéré une grande délivrance pour tout Israël ; tu l’as vu et tu t’en es réjoui ; pourquoi donc pécherais-tu contre le sang innocent, en faisant mourir David sans cause ? 6. Et Saül écouta la voix de Jonathan, et Saül jura : L’Éternel est vivant, si on le fait mourir ! ”
Amélie Chevalier, Les voyageuses au XIXe siècle
“ Si Jonathan se trouve dans le même cas, il entreprend un long voyage ; de temps en temps il lui prend un accès de folie ; mais il sait rapidement en triompher, et il ne lui vient jamais à l’esprit de mettre fin à son existence. ”
Sophie Amelia Prosser, L'Orphelin de Croix-Grande, ou "Revêtu d'or"… (1887)
“ Jonathan ne quitta presque pas le vieillard pendant les quelques jours qu'il demeura encore dans ce monde. Parfois il lui semblait qu'une lueur d'intelligence éclairait son visage quand il lui parlait du Sauveur; mais, à tout prendre, ce fut, selon l'expression de Jeanne Pike, un lit de mort bien sombre... Le soir même du triste événement, plus morne, plus abattue que jamais, la pauvre femme veillait près de la froide dépouille. Elle n'avait pas la force de travailler. Ses larmes brûlantes mouillaient les feuillets de la Bible ouverte devant elle. ”
Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Revue des Romans
“ Les récits de Jonathan, qui contiennent chacun une action distincte, justifient très-bien le nom de Contes philosophiques et moraux que leur a donné l’auteur ; tous renferment une pensée ingénieuse et philosophique, une moralité piquante, habilement développée. ”
Louis Mullem,
Contes d'Amérique
“ La muette éloquence de miss Annah ne permettait pas de réplique. Jonathan se précipitait sur son gibus et s'esquivait, ravi de ce que la souriante multiplicité des Jonathans partait aussi d'un pied leste, arrondissait, avec une grâce non moindre, le bras autour de son couvre-chef, imprimait les mêmes balancements souples aux basques de son habit et dessinait quelque chose comme les figures symétriques d'une danse inter-planétaire sur le rhythme régulier des vibrations. ”
Sophie Amelia Prosser, L'Orphelin de Croix-Grande, ou "Revêtu d'or"… (1887)
“ Dieu soit loué! fit Jonathan; assez longtemps vous vous êtes traînée misérablement comme le vermisseau. Puissiez- vous vous relever maintenant en faisant l'expérience que, par la grâce du Rédempteur, l'être le plus infime peut devenir un Jacob, un citoyen du royaume des Cieux. C'est l'ennemi qui vous a poussée à regarder si longtemps étant séparés deux termes que Dieu a unis. Quand Jeanne remonta dans sa chambre, elle éprouvait l'inexprimable soulagement dépeint dans la scène saisissante du « Voyage du chrétien, » où le voyageur accablé sent son fardeau tomber au pied de la Croix. ”
“ Et Jonathan dit à David : Va en paix, selon que nous avons juré, nous deux, au nom de l’Éternel, disant : L’Éternel sera entre moi et toi, et entre ma semence et ta semence, à toujours ! 43. Et [David] se leva et s’en alla ; et Jonathan entra dans la ville. * XXI. — 1. Et David vint à Nob, auprès d’Akhimélec, le sacrificateur ; et Akhimélec trembla en rencontrant David, et lui dit : Pourquoi es-tu seul et n’y a-t-il personne avec toi ? ”
Fredrika Bremer,
La vie de famille dans le Nouveau-Monde
“ Ce qui pour le moment distingue d’une manière spéciale l’Américain (Yankee, ou frère Jonathan comme on l’appelle dans le langage jovial, en opposition de son ainé John Bull) , c’est en grande partie ce qui caractérise les Anglais, c’est-à-dire, l’esprit national uni à l’esprit religieux et leur produit : l’amour pratique de l’humanité. Frère Jonathan a d’autres traits de ressemblance encore avec John Bull ; ils ont le même père, non la même mère. John Bull est corpulent, a les joues colorées, est important, parle haut. ”
Amélie Chevalier, Les voyageuses au XIXe siècle
“ Les deux frères se sont mis dans la tête que c’était à eux à civiliser le monde ; mais Jonathan marche avec plus de zèle dans cette voie, et veut aller beaucoup plus loin que John Bull ; il ne craint pas de compromettre sa dignité en mettant la main à la pâte, comme un véritable ouvrier. Tous deux désirent s’enrichir ; mais John Bull garde la plus grosse part pour lui et les siens. ”
Richard Cortambert,
Un drame au fond de la mer ; suivi de L'histoire de trois capsules
(1876)
“ Malgré sa brillante fortune, Jonathan ne fut pas ingrat; à peine sur le trône, il pense à son maître, sir James, et l'idée de ne plus le revoir lui torture l'âme; il expédie dans la campagne le cambodé et vingt amazones. On suit la piste du fugitif, on l'atteint, on le place dans un palanquin et on l'amène triomphalement auprès de Koulo-la-Foudre. Celui-ci, en dépit de sa dignité, lui prend humblement les mains, les couvre de tendres embrassements et déclare au peuple que l'étranger blanc est, avec lui, le plus puissant personnage de la terre. ”
Paul Saunière,
À travers l'Atlantique, journal de bord de "la Nubienne"…
(1884)
“ Jonathan est un peuple neuf et qui se forme tous les jours. Déjà le type du Yankee, tel qu'on le représentait il y a vingt ans, avec sa figure rase et sa barbe de bouc au menton, commence à disparaître. Sans doute on le retrouve encore dans toute sa pureté, parmi les hommes d'un certain âge, mais la génération nouvelle le répudie insensiblement. ”
Bram Stoker,
Dracula
(1897)
“ Notre ami Jonathan, qui a habité chez lui pendant des semaines entières, ne l’a jamais vu prendre un repas, jamais ! Et son corps ne projette aucune ombre ; son image ne se réfléchit pas dans un miroir, cela aussi Jonathan l’a remarqué. D’autre part, il dispose d’une force extraordinaire, comme Jonathan, de nouveau, l’a constaté quand le comte a refermé la porte sur les loups et quand il a aidé notre ami à descendre de voiture. Il peut se changer en loup, ainsi qu’on l’a vu à l’arrivée du bateau à Whitby, quand il a attaqué et déchiqueté un chien ; ”
Alfred Assollant,
Canonniers à vos pièces ! par Alfred Assollant
(1861)
“ Il a traité son cadet avec considération, car John n'estime que ceux qu'il craint. Aux autres il écraserait volontiers la figure sous le talon de sa botte. La raison du plus fort est toujours la meilleure; c'est la maxime de John. Depuis quarante ans il a eu vingt fois l'occasion de prendre Jonathan aux cheveux ; mais Jonathan n'est pas homme à se laisser faire. Jonathan est robuste, Jonathan boxe à merveille; Jonathan a perdu le respect, et il aurait plus tôt fait de donner un coup de poing dans la figure de son aîné ”
Victorien Sardou,
Les Femmes Fortes
“ JONATHAN, se retournant. Eh bien ! GABRIELLE ET JENNY, effrayées, courant. Ah !... (Elles se sauvent.) (Madame Lahorie entre et les regarde sortir.) Scène VIII JONATHAN seul, puis MADAME LAHORIE.JONATHAN. Cinquante et huit... Je ne sais plus où j’en suis ! MADAME LAHORIE., lui frappant sur l’épaule. Des gamines, mon cher monsieur Jonathan, de véritables gamines ! JONATHAN. Encore ! By God ! MADAME LAHORIE. Ce qu’il faut à un homme comme vous, c’est une femme énergique, une maîtresse femme ! JONATHAN, fermant son calepin. (À part.) J’y renonce ! (Haut.) Ah ! vous croyez ? ”
Henry Morton Stanley,
Comment j’ai retrouvé Livingstone
“ S’il arrive que les fils de John Bull soient trop multipliés sur un point quelconque, je n’ai pas moins de foi en eux qu’en ceux de Frère Jonathan ; ils sauront se frayer passage et arriver où ils auront les coudées franches, laissant derrière eux la misère et la richesse se distribuer au hasard. ”
Mérinos, Nouvelles et fantaisies humoristiques… (1872-1876)
“ Toutes les filles et toutes les femmes se pressant dans les églises, tous les hommes y accoururent à leur suite, ce qui produisit un encombrement fâcheux. Jonathan fit alors annoncer qu'il prêcherait pour les hommes : tous les hommes vinrent, mais toutes les femmes et toutes les filles se précipitèrent à leur suite, et on se trouva dans le même embarras. ”
Alfred Assollant,
Canonniers à vos pièces ! par Alfred Assollant
(1861)
“ La destinée du monde est au bout de ton sabre. Tu sais d'où vient la querelle. John Bull, l'Anglais, et Jonathan, l'Américain, sont deux vigoureux garçons qui tiennent de leur commune origine une passion effrénée pour le bien d'autrui. Leurs doigts crochus s'étendent sur le globe, cherchant partout quelque île, comté ou continent, à saisir et à fourrer dans leurs vastes poches. Au besoin ils se contentent d'un simple rocher, pourvu qu'il soit bien situé, comme Gibraltar ou Périm. ”
