Paul Saunière,
À travers l'Atlantique, journal de bord de "la Nubienne"…
(1884)
“ Que le capitaine en convienne ou non, cette fois, nous avons un temps épouvantable. Les lames se brisent les unes contre les autres, la mer est démontée. Elle ne se contente plus de nous assaillir, elle nous envahit. L'eau coule à torrents sur le pont, qu'elle balaie de l'avant à l'arrière, tandis que le roulis promène d'un bord à l'autre ces effrayantes cataractes. A travers la fumée des embruns, celle des vagues qui déferlent, on ne distingue plus rien. Sommes-nous quelque part ? Y a-t-il au-dessus de nous un soleil ou même un ciel? ”
