M. L. Deville

Résumé

M. L. Deville,  Le Tour du monde

“ Une couronne de végétation apparaît seule au sommet de l’île, et surmonte les nuages épais qui du sein de l’abîme s’élèvent parés des étincelantes couleurs de l’arc-en-ciel. Du fond du gouffre bouillonnant, monte en roulements de tonnerre la voix de la cataracte qui célèbre les grandeurs de sa propre création.
Depuis plus d’une heure, je me trouvais sur le belvédère de l’hôtel, lorsque j’entendis retentir les sons bruyants du gong, cloche chinoise, fort en usage aux États-Unis. C’était l’appel du dîner ; autour de la table deux cents voyageurs étaient assis.
”
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M. L. Deville,  Le Tour du monde

“ Non loin de là s’élève un tertre qui domine un admirable panorama : d’un côté, la ville de New-York et sa vaste baie sillonnée de bateaux à vapeur ; de l’autre côté, l’immensité de la mer, tachetée de quelques voiles blanches ; à nos pieds, le champ du repos où viennent mourir les murmures lointains de la ruche humaine et de l’océan Atlantique.
Je vis non sans effroi se lever le jour du lendemain : c’était un dimanche, journée consacrée à l’ennui.
Toutes les boutiques sont fermées ; les bar-rooms seuls laissent leurs portes entr’ouvertes.
”
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M. L. Deville,  Le Tour du monde

“ Du haut de la plate-forme du monument qui atteint environ une quinzaine de mètres d’élévation, la vue plonge dans le gouffre de la cascade qui forme un immense croissant. L’eau se précipite avec une rapidité effrayante et tombe en nappes énormes, qui ont plus de six mètres d’épaisseur. Leurs chocs violents produisent des flots d’écume et lancent dans les airs une masse de gouttelettes brillamment irisées par le soleil. Le fracas de la cataracte est effrayant ; il semble que la terre tremble et que la tour, ébranlée dans ses fondations, va s’écrouler dans le gouffre qu’elle domine. ”
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