M. H. de Lamothe

Résumé

M. H. de Lamothe Le Tour du monde

C’est pour le district de Québec, dit cet élégant écrivain, c’est un véritable fléau que le vent du Nord-Est. C’est lui qui, pendant des semaines entières, promène d’un bout à l’autre du pays les brumes du golfe. C’est lui qui, au milieu des journées les plus chaudes et les plus sèches de l’été, vous enveloppe d’un linceul humide et froid, et dépose dans chaque poitrine le germe des catarrhes et de la pulmonie. C’est lui qui interrompt, par des pluies de neuf ou dix jours, tous les travaux de l’agriculture, toutes les promenades des touristes, toutes les jouissances de la vie champêtre.
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M. H. de Lamothe Le Tour du monde

Un peu plus loin, sur la droite, est l’embouchure de la puissante rivière Gatineau.
Chutes à Ottawa. — Dessin de Th. Weber, d’après une photographie. Devant nous, des colonnes de brouillard, semblables à des jets de vapeur lancés par une gigantesque machine, indiquent seules l’emplacement de la puissante « Chaudière » dont le fracas retentissant frappe déjà nos oreilles. Là l’Outaouais, réuni tout entier en amont d’un barrage de rochers, s’engouffre d’un seul bond de vingt mètres dans l’intérieur d’un abîme en fer à cheval où tourbillonnent ses eaux écumantes.
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M. H. de Lamothe Le Tour du monde

Aux États-Unis, l’uniformité de l’éducation nationale émousse au bout d’une génération ou deux les angles trop saillants de ce caractère celtique ; mais au Canada, où le système des écoles séparées tend à perpétuer le particularisme, l’Irlandais maintient, au grand détriment de tous, cet esprit turbulent et brouillon, qui a toujours fait le malheur de son île natale. Aussi l’Écossais, avec son caractère parfois cassant, mais toujours droit et loyal, est-il, quoique protestant, infiniment plus sympathique au Canadien-Français que l’Irlandais catholique. On me l’avait dit souvent au Canada
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