Th. Bentzon, Revue des Deux Mondes
“ Le Saint-Laurent a maintenant sa largeur entière, six lieues ; le cap Tourmente est tout près, on dirait une forteresse ; l’été, il se pare de feuillage, mais je l’aime ainsi dépouillé, aride, avec son nom sinistre. Les Laurentides atteignent là deux mille pieds de haut : tandis que l’horizon, sur la rive opposée, va toujours en s’abaissant, en s’effaçant, elles se rapprochent du fleuve au nord, l’encadrent de leurs anguleuses saillies, y baignent leur grande ombre sévère. ”
