Laurentides

Définition et enjeux

Th. Bentzon,  Revue des Deux Mondes

“ Le Saint-Laurent a maintenant sa largeur entière, six lieues ; le cap Tourmente est tout près, on dirait une forteresse ; l’été, il se pare de feuillage, mais je l’aime ainsi dépouillé, aride, avec son nom sinistre. Les Laurentides atteignent là deux mille pieds de haut : tandis que l’horizon, sur la rive opposée, va toujours en s’abaissant, en s’effaçant, elles se rapprochent du fleuve au nord, l’encadrent de leurs anguleuses saillies, y baignent leur grande ombre sévère. ”
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Portrait de Arthur Buies Arthur Buies,  Au portique des Laurentides

“ Ailleurs, il ne faut plus dire « la chaîne » des Laurentides, mais la « région » des Laurentides, représentant un ensemble de terrains plus ou moins montagneux, coupés de vallées et de gorges plus ou moins larges et profondes, où se rencontrent quelques-uns des meilleurs pâturages qu’il y ait en Amérique.
Dans ces régions, les montagnes ayant une altitude digne d’arrêter le regard, quoique encore très secondaires, sont isolées ou font exception, la plus haute atteignant à peine deux mille deux cents pieds, tandis qu’ailleurs la moyenne est de neuf à douze cents pieds.
”
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Louis Philippe Côté,  La Terre ancestrale

“ À ses pieds, le Saint-Laurent coulait, tout émaillé de ses îles et dirigé par la mince rayure bleue des Laurentides. Le Saint-Laurent, que ses riverains regardent à tous moments du jour, près duquel ils vont pleurer ou se réjouir, qui endort leurs peines et décuple leurs joies, qui les rend moroses ou gais, selon qu’il est colère ou calme ; vers lequel leurs regards se portent avant de se mettre au lit, et le matin en se levant ; dont ils emportent en eux la vision et qui les ramène sur ses rives ”
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