Floris Bluther, Marie-Anna la Canadienne
“ L’image terrifiante du sauvetage, de cet atroce combat entre un être humain et d’indomptables éléments repassa devant ses yeux et en contemplant ce jeune homme immobile et pâle, les yeux clos déjà comme pour l’éternel sommeil, le corps brisé comme au sortir d’une chambre de question, il pensa qu’hier encore, ce même jeune homme était un être plein de vie, possédant un esprit sain, un corps vigoureux, un cœur ardent et noble. Atteint au point le plus vulnérable de sa nature généreuse, Henri comprit qu’en sauvant la vie de Marie-Anna, Jacques l’avait sauvé, lui aussi, d’une douleur éternelle. ”
