Résumé

Floris Bluther Marie-Anna la Canadienne

L’image terrifiante du sauvetage, de cet atroce combat entre un être humain et d’indomptables éléments repassa devant ses yeux et en contemplant ce jeune homme immobile et pâle, les yeux clos déjà comme pour l’éternel sommeil, le corps brisé comme au sortir d’une chambre de question, il pensa qu’hier encore, ce même jeune homme était un être plein de vie, possédant un esprit sain, un corps vigoureux, un cœur ardent et noble. Atteint au point le plus vulnérable de sa nature généreuse, Henri comprit qu’en sauvant la vie de Marie-Anna, Jacques l’avait sauvé, lui aussi, d’une douleur éternelle.
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Floris Bluther Marie-Anna la Canadienne

Mais il devait être, ce jour-là, un piètre surveillant ; les hommes le virent s’asseoir sur un tas de madriers, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, indifférent à tout ce qui l’entourait. Au bout d’un instant, il se mit à marcher de long en large sur le chantier.
Jean Villon restait Jacques de Villodin. Il avait l’esprit complètement absorbé par ses pensées, par son malheur, par sa terrible jalousie... par son amour. Car hélas, il faut bien le dire : il l’aimait plus que jamais, Marie-Anna, la blonde Canadienne si jolie !
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Floris Bluther Marie-Anna la Canadienne

Tout en se tenant sur ses gardes, Marie-Anna prenait plaisir à ce jeu. Elle reprit :
— Parlez-moi encore de l’Italie, voulez-vous M. de Villodin ? On dit que le ciel est très beau dans ce pays ?
— C’est vrai, mademoiselle. Le ciel de ce pays est un monde dont les éléments insaisissables procurent au regard la sensation du plus doux des contacts. La flore terrestre a moins de variété dans ses couleurs, moins d’amalgames délicats dans l’harmonie de ses tons, la goutte tremblante à la pointe de la feuille a moins de transparence et de limpidité que l’éther lumineux sous lequel rêve l’Italie.
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