Hector Bernier

Résumé

Hector Bernier Au large de l’écueil

Quel est cet amour qui te fait te traîner à ses pieds ?...
— Aie pitié, Augustin, je t’en supplie, sanglote la mère. Je te le répète, tu regretteras cela plus tard...
— Ayez pitié, mon père, balbutie Jeanne, dont les joues roses ne le sont presque plus. Ils s’aimèrent un jour, et c’est déjà fini, leur joie profonde... Cela briserait leurs âmes de ne s’être pas revus... Elle n’est pas coupable de ne pas avoir connu Dieu... Comment est-ce elle, et non moi, dont le berceau ne fut pas entouré du ciel ? On ne peut s’empêcher d’aimer Jules, est-il étonnant qu’elle l’ait aimé ?...
Source : Wikisource

Hector Bernier Au large de l’écueil

C’est un des coins les plus enchanteurs de la patrie canadienne !...
— Il vous donne l’envie folle d’y vivre, répond Marguerite, bouleversée par l’allusion d’amour.
— Le souvenir, c’est presque vivre où l’on promène son rêve, dit-il.
— Alors, je vivrai souvent au Canada, plus souvent à Québec, j’en suis profondément certaine.
— Ce n’est pas tout-à-fait la cîme que nous avons sous les pieds, interrompit Jeanne, à qui ce prétexte parut en valoir d’autres. On la gravit, un peu plus loin dans le bois, sur un rocher d’où l’horizon se déroule...
Source : Wikisource

Hector Bernier Au large de l’écueil

Il l'aime, comme tu m's aimée, pour les mêmes raisons éternelles, pour le même bonheur dans tout son être... Tout-a-l'heure, si tu avais pu voir son martyre, entendre sa confidence émouvante, tu en aurais eu les larmes aux yeux, tu n'aurais pas eu des paroles aussi violentes, aussi meurtrières... Songe donc, il l'adore sans espoir... Dès la minute où lui vint la révélation de cet amour, il s'est battu comme un lion contre lui, comme ton fils, comme un Hébert, il a vaincu!... Ton fils est digne de toi: il préfère à l'amour qu'il tue l'honneur que tu lui as enseigné!...
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature