Hector Bernier, Au large de l’écueil
“ Quel est cet amour qui te fait te traîner à ses pieds ?... — Aie pitié, Augustin, je t’en supplie, sanglote la mère. Je te le répète, tu regretteras cela plus tard... — Ayez pitié, mon père, balbutie Jeanne, dont les joues roses ne le sont presque plus. Ils s’aimèrent un jour, et c’est déjà fini, leur joie profonde... Cela briserait leurs âmes de ne s’être pas revus... Elle n’est pas coupable de ne pas avoir connu Dieu... Comment est-ce elle, et non moi, dont le berceau ne fut pas entouré du ciel ? On ne peut s’empêcher d’aimer Jules, est-il étonnant qu’elle l’ait aimé ?... ”
