Hector Bernier

Élements biographiques

Hector Bernier,  Ce que disait la flamme…

“ N’est-ce pas ton âme qui m’a rendu brave et content de vivre ? Comme je t’aime ! Comme je suis heureux ! Sans toi, je n’aurais jamais eu le courage d’aimer le peuple. Si je me dévoue, si je suis fort et si j’ai pitié, si je réchauffe des cœurs et ranime des volontés, si j’ajoute à ma race de la vie et de l’amour, si je sens croître en moi le désir et la puissance d’être utile, je le dois à la tendresse qui brûle au fond de tes beaux yeux noirs... Ne sois pas jalouse de la flamme, elle s’émeut de nos âmes, elle chante l’amour, le nôtre, celui de la race, de la patrie... ”
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Hector Bernier,  Ce que disait la flamme…

“ Depuis lors, avec une affection renouvelée, moins impulsive et aveugle, plus consciente et intuitive, il chérit Lucile vraiment, d’un élan supérieur. Il eut l’obsession de ne pas l’avoir aimée, il en eut de la peine étrange qui dura. Il aurait voulu toujours l’avoir estimée, ennoblie ainsi, ne l’avoir jamais abaissée de la hauteur de son orgueil et des préjugés infimes. Animée par de tels regrets, fortifiée par l’ardeur plus vive, par la certitude, par l’adhésion claire de la volonté, comme elle se creusa, comme elle s’élargit, comme elle se fit douce, la tendresse de Jean pour l’ouvrière ! ”
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Hector Bernier,  Au large de l’écueil

“ Une exaltation mystique irradie son imagination. C’est comme si une âme nouvelle filtrait dans la sienne. Et l’athéisme, écrasé dans ses dernières tranchées, fuit le champ de bataille. Marguerite est ardemment certaine que Dieu, à travers le sourire de la grande sainte, arrachera de ses yeux la nuit pesante et leur versera l’aurore et le soleil. Son père, illuminé, adorera le Christ de Jules Hébert, et l’âme de la jeune fille se dilate en une vision de bonheur.
— Nous arrivons, Marguerite, murmure Jeanne, à voix si basse que son amie l’entend à peine.
”
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