Jacques Baschet, Le refuge : roman (1923)
“ Mais toute sa pitié, toute sa tendresse a jailli d'elle, d'un élan, dans un cri étouffé : « Ma pauvre petite... Ma pauvre petite... » Et elle regarde... elle regarde, tendue, les bras élancés pour étreindre, consoler... Comment Michèle a-t-elle ce courage? Celle-ci, pâle aussi, debout, raidie, apparaît comme une Justice inflexible. Mais ses lèvres tremblent. Elle remplit un devoir, sachant qu'elle fait mal, mais qu'une autre souffre aussi... Elle a dit ce qu'il fallait. Alors, devant le désespoir qui creuse, ravage en silence le cœur qu'elle vient de blesser, son émotion ne se domine plus. ”
