Résumé

Hector Bernier,  Ce que disait la flamme…

“ C'est par elle, par la générosité des frères, que renaissent le nimbe d'allégresse vibrant, aux joues des petits, la flambée d'intelligence et d'amour dont pétille le sang du père, le brasier de tendresse revenu au coeur de la mère. Et, n'est-ce pas elle encore, cette ivresse dont Jean tressaille, exulte, est consumé, l'ivresse d'accroître la vigueur, la beauté, la puissance, l'espoir de la race? Il faut raviver l'énergie, l'orgueil de ces gens-la, pour qu'en déborde autant de force et de bonté que possible. ”
Source : Gutenberg

Hector Bernier,  Ce que disait la flamme…

“ Depuis lors, avec une affection renouvelée, moins impulsive et aveugle, plus consciente et intuitive, il chérit Lucile vraiment, d’un élan supérieur. Il eut l’obsession de ne pas l’avoir aimée, il en eut de la peine étrange qui dura. Il aurait voulu toujours l’avoir estimée, ennoblie ainsi, ne l’avoir jamais abaissée de la hauteur de son orgueil et des préjugés infimes. Animée par de tels regrets, fortifiée par l’ardeur plus vive, par la certitude, par l’adhésion claire de la volonté, comme elle se creusa, comme elle s’élargit, comme elle se fit douce, la tendresse de Jean pour l’ouvrière ! ”
Source : Wikisource

Hector Bernier,  Ce que disait la flamme…

“ N’est-ce pas ton âme qui m’a rendu brave et content de vivre ? Comme je t’aime ! Comme je suis heureux ! Sans toi, je n’aurais jamais eu le courage d’aimer le peuple. Si je me dévoue, si je suis fort et si j’ai pitié, si je réchauffe des cœurs et ranime des volontés, si j’ajoute à ma race de la vie et de l’amour, si je sens croître en moi le désir et la puissance d’être utile, je le dois à la tendresse qui brûle au fond de tes beaux yeux noirs... Ne sois pas jalouse de la flamme, elle s’émeut de nos âmes, elle chante l’amour, le nôtre, celui de la race, de la patrie... ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature