Pierre de Lano,
Jules Fabien : les passionnés
(1882)
“ N'est-il pas mon mari ? Son mari ! – Ce mot cingla Fabien en plein visage, ainsi qu'un coup de fouet. Son mari ! C'est-à-dire son maître ; celui sur les baisers duquel veille la loi ; celui qui peut dire : : « Je veux », ou « je ne veux pas », selon son caprice ; celui qui peut tuer ou pardonner, à son gré, dans une heure suprême. Son mari ! Tout son être frémit à ce mot et, superbe, il se dressa, et dans un élan d'amour et d'angoisse, toute sa colère se fondit. – Mais moi ! moi ! que suis-je donc ?... cria-t-il. Cette douleur d'homme empoigna Louise et l'attendrit. ”
