Pierre de Lano,
Jules Fabien : les passionnés
(1882)
“ Fabien gardait le secret de ses combats intimes, de ses nuits sans sommeil, des secousses nerveuses qui torturaient, des afolements charnels qui le hurlaient dans son alcôve et l'abêtissaient. Il gardait ce secret-là pour lui seul ; au lendemain d'une crise, il se montrait aussi souriant, aussi calme, aussi autoritaire que la veille ; nul ne lisait en son coeur et c'est cette impénétrabilité qui faisait sa force. Il pouvait être fier de lui-même vraiment, malgré tout et quand même ; car, en dépit de ses défaillances, de ses faiblesses ignorées, il restait grand et redouté. ”
