Ubald Paquin

Élements biographiques

Ubald Paquin,  Les caprices du cœur

“ Elle désespérait d’aimer d’autres personnes qu’elle-même. Tout à l’heure, n’était-ce pas seulement l’Amour de Lucien qu’elle avait chéri. Pourtant ses lèvres, au contact des siennes, avaient frémi. Ce n’était que physique : une sensation dans sa chair qui ne laissait aucun regret, aucun désir.
L’aventure qu’elle avait tentée, l’incroyable aventure d’amour-propre qu’elle avait voulu essayer de vivre, dans le but d’offrir à sa vanité un sacrifice humain, ne lui inspirait plus le même intérêt de jadis. Pas plus que les autres, Lucien, n’était d’airain. Moins que les autres.
”
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Ubald Paquin,  Œil pour œil

“ Sire, lui dit von Buelow. Vous me forcez d’agir contre mon cœur. Plus qu’un roi, pour moi, vous êtes un ami. Mais au-dessus de l’amitié, je place l’amour de la patrie. Vous me forcez de grossir le nombre de vos adversaires. Soit. Je vous préviens que vous n’étoufferez pas ma voix.
Le roi sourit. Ce fut sa seule réponse. Dans quelques instants, il filerait vers l’hôtel de la Borina, et oublierait, là, dans l’atmosphère grisante de son boudoir, saturé de parfums, près de cette femme aux formes sculpturales, toutes les vicissitudes de son métier de roi.
Il ne craignait pas von Buelow.
”
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Ubald Paquin,  Le lutteur

“ Elle se sentait éprise... d’abord vaguement, obscurément... c’était plutôt une intuition qu’une conviction... puis, vainqueur des derniers doutes, l’amour s’empara d’elle irrésistiblement...
Elle regretta d’avoir souri le soir où il lui ouvrit son cœur.
Elle attendit la minute où, de nouveau, il lui dirait les mots enchanteurs, pour lui confier à son tour la grande tendresse de son âme.
Elle l’aimait ! L’éveil des sens s’accomplissait au milieu des langueurs et des vagues à l’âme indéfinissables qui l’accompagnent...
”
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