“ Lucille ! Suzanne, douce, fidèle, forte de toute la sève et de la vigueur accumulée de générations et de générations de terriens, capable d’admirer et de sentir en beauté, parce que la nature, la grande nature immense et innombrable, fut sa maîtresse. Lucille, étrange, troublante, inquiétante même, possédant dans ses yeux violets le charme terrible de la civilisation des villes ; traînant derrière soi, l’indéfinissable séduction du mystère ; difficile d’abord, au cœur et à l’âme rendue prolixe par l’éducation et l’ambiance. L’une fleur rustique, l’autre fleur de serre... ”
Lucille
Définition et enjeux
Le concept de Lucille évoque une figure féminine complexe, oscillant entre la rusticité et l'élégance, souvent explorée par des auteurs qui dévoilent ses dimensions psychologiques et sociales. Ubald Paquin la présente comme une silhouette contrastée, à la fois « fleur rustique » et « fleur de serre », tandis qu’Elphège Adalbert René de Cotret met en valeur son rôle dans un amour intense, marqué par la rivalité entre le désir et les normes sociales.
Laetitia Filion, quant à elle, la place dans des situations de jalousie et de fragilité. Ces interprétations démontrent une richesse de visions, illustrant les enjeux culturels et affectifs liés à cette icône.
Citations sur “Lucille”
Elphège Adalbert René de Cotret, Les voies de l’amour
“ Pendant trois années, j’ai aimé Lucille d’un amour passionné, effréné. Je l’ai aimée autant qu’on peut aimer sur la terre. Elle-même me rendait amour pour amour. Il nous semblait qu’en dehors de nous-mêmes il ne pût y avoir de vie, et que la vie sans l’un et l’autre ne pouvait plus avoir d’attraits, ni de jouissances. J’aurais mieux compris la terre aride, nue, sans herbe, sans fleurs, sans arbres, sans lumière même, que la vie sans Lucile, sans ma Lucille, car c’eût été les vraies ténèbres. ”
Ubald Paquin, La cité dans les fers
“ Lucille, tu sais que je t’aime, que tu es mon seul amour sur terre. Je vais te faire de la peine et cela me brise le cœur. Ce que j’ai à te dire est pour ton bien. Es-tu bien sûre qu’il n’y a pas d’autres femmes dans sa vie, qu’il n’aime que toi, toi seule. ”
Elphège Adalbert René de Cotret, Les voies de l’amour
“ Elles avaient la même taille, la même élégance, les mêmes cheveux si noirs qu’ils en avaient le brillant des ailes du corbeau, le même teint d’une blancheur mate qui s’animait facilement à la moindre impression nerveuse, le même nez droit. Lucille avait les lèvres minces, la bouche spirituelle ; Béatrice, une bouche rieuse et parfois moqueuse. Lucille avait de beaux grands cils, soyeux, qui lui servaient à volonté à atténuer l’acuité de son regard. L’œil de Béatrice, quoique noir, avait quelque chose de doux et parfois de mélancolique. Une était l’amour tranquille qui se laisse aimer ”
“ Et un flot de sang empourpra ses joues. — Trop belle, Que veux-tu dire ? Laure est aussi bonne, aussi pure que belle. — Je n’en doute pas, acheva Lucille. Oublie ce que je viens de te dire, tu croirais que je suis jalouse. Tu le sais, ces choses là se devinent facilement, je t’aimais. À quoi bon vouloir te le cacher ? Maintenant que j’ai vu ta belle payse, je comprends que tu n’as jamais pu m’aimer. Si par hasard, ce que je ne suis pas assez méchante pour te souhaiter, elle te délaissait un jour ; si tu avais besoin d’un cœur assez grand pour te consoler : souviens-toi de Lucille Prévoust. ”
“ Aussitôt entrée dans sa chambre simple et proprette, Lucille, la petite Luciole blessée, enlève sa robe, cette malheureuse robe, qui lui a valu deux sacrifices et apporté un gros chagrin. Elle se laisse choir sur une chaise, et, sans contrainte, laisse couler ces larmes qui l’étouffent. Et ce soir, en jeune fille pratique, elle conclut qu’il est inutile de vouloir lutter avec cette autre femme qui lui a pris l’amour d’Alexandre. Qui est-elle, elle l’ignore, mais son instinct féminin lui a découvert une rivale, une rivale qui lui est supérieure. Comme la vie lui paraît sombre ! ”
Anonyme, L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance (1803)
“ Mais quoi ! j’ose entreprendre de tracer le portrait de Lucille, car c’est ainsi qu’elle se nommait ; sa beauté le rend impossible. Elle était accompagnée d’une dame âgée d’à peu près trente-six ans, grande, bien prise dans sa taille intéressante par sa figure qui était encore très-fraîche, du reste costumée à la mode, point trop élégamment. Nous avions de plus deux jeunes gens guères plus âgés que mademoiselle Lucille, tous deux avaient un physique généralement agréable, raisonnaient peu, mais prudemment. ”
Elphège Adalbert René de Cotret, Les voies de l’amour
“ Lucille était belle, élégante, aimable à n’en pas douter, mais après tout sa condition sociale n’était pas si enviable, tandis qu’Andrée, avec autant de beauté, à ce qui me semblait alors, autant d’élégance et d’amabilité peut-être plus réservée, était la fille d’un homme riche, honoré et haut placé. ”
Ubald Paquin, La cité dans les fers
“ Lucille savait l’endroit de sa retraite. Il fallait lui arracher son secret par ruse. Il lui parla souvent d’Yvette Gernal. Lucille se défendit d’abord de mal juger l’homme que le malheur auréolait. À la longue, et grâce aux insinuations de son père, sa confiance s’ébranlait à nouveau. La jalousie de nouveau s’infiltra en elle. Sir Vincent lui rappela un soir la scène du Château à Québec. ”
“ Quand par nécessité, il passait devant l’étalage du grand magasin à rayons, il détournait la tête, afin de se donner le courage de résister à la tentation d’y pénétrer. Il avait essayé de voir Lucille plus souvent, mais maintenant il la trouvait insignifiante. Il la trouvait trop maigre, trop petite, il se permit de lui faire des remarques : — Lucille ne pourrais-tu pas avoir une robe blanche ? C’est la mode, mais la jeune fille dont le budget est très limité, choisit toujours une couleur foncée qui lui donne un plus long service. ”
Ubald Paquin, La cité dans les fers
“ Et tout à l’heure Lucille me verra sortir de cette chambre... Et demain soir... elle recevra à un grand bal que son père donne en son honneur... et du tournant appuyé au bras d’autres hommes elle vous oubliera et vous... ”
Rosanna Leprohon,
Antoinette de Mirecourt
“ Antoinette amena Lucille dans sa chambre pour la débarrasser de ses vêtements de voyage. Une fois là, celle-ci ferma la porte avec soin, et s’écria : — Maintenant, aux nouvelles... Mais, mon Dieu ! Antoinette, comme tu es pâle ! Qu’est-ce que tu as donc fait ? Non seulement tu as considérablement maigri, mais de plus tes yeux et ton teint ont perdu tout leur éclat. Cela ne fera pas. Tu ne dois pas permettre au chagrin ni à l’inquiétude d’aller plus loin que de communiquer à tes traits une pâleur délicate ou un air mélancolique. ”
Ubald Paquin, La cité dans les fers
“ Amoureusement il embrasse les êtres et les choses qu’il recouvre de sa magie. Après avoir expédié la besogne du jour, le Président sauta dans son auto et se rendit chemin du Belvédère à la résidence de Vincent Gaudry. Ce pèlerinage, il ne voulait pas l’accomplir seul. Dans les heures de fièvre qu’il vivait, le désir de soulager son cœur de tout ce qui le comblait d’enthousiasme et de ferveur, avait crée en lui l’obsession de Lucille. Il voulait partager avec elle, toutes ses pensées ”
Anonyme, L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance (1803)
“ Il me crut ah ! lui dis-je, si c’était Lucile, elle est capable de me faire commettre tous les excès et toutes les folies. — Vous l’aimez ? — Oh ! plus que moi-même. — Eh bien ! mon cher d’Angeville, si vous voulez que nous socratisions ensemble, dès demain je vous mène auprès d’elle. — Je le veux bien, de tout mon cœur. — Touchez-là. — Soit, ainsi qu’il est dit. La posture où j’avais vu Abeline m’avait animé jusqu’à la fureur, l’espérance de voir Lucile me transporta jusqu’à la folie ; c’est ce qui m’engageait à consentir à tout. ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
“ Je croissais auprès de ma sœur Lucile ; notre amitié était toute notre vie. Lucile était grande et d’une beauté remarquable, mais sérieuse. Son visage pâle était accompagné de longs cheveux noirs ; elle attachait souvent au ciel ou promenait autour d’elle des regards pleins de tristesse ou de feu. Sa démarche, sa voix, son sourire, sa physionomie avaient quelque chose de rêveur et de souffrant. Lucile et moi nous nous étions inutiles. Quand nous parlions du monde, c’était de celui que nous portions au-dedans de nous et qui ressemblait bien peu au monde véritable. ”
Paul et Marie ou Les fruits d'une bonne éducation (1867)
“ Entraînée par les plaisirs, Lucile aurait presque oublié qu'elle avait une sœur, si Angèle ne lui eût pas écrit souvent. Dans la société, Lucile fit la connaissance d'un jeune homme de l'extérieur le plus agréable. M. de Merville possédait tout ce qui devait plaire à un caractère comme celui de Lucile : une jolie figure, une taille élégante, une voix harmonieuse, des manières distinguées devaient nécessairement séduire celle qui n'avait appris à juger les hommes que sur les apparences. ”
Jean-Paul Marat,
Les aventures du jeune Comte Potowski…
“ Parmi ces gentilles bergères qui attiraient les désirs sur leurs pas, qui n'eût distingué Lucile à l'élégance de sa taille, à son air noble, à son port majestueux?Elle était vêtue d'une robe blanche, dont l'étoffe lustrée flottait à grands plis autour de son corps, ses cheveux bouclés par les mains de la nature tombaient avec grâce sur son col d'albâtre et se roulaient sur son beau sein; un voile léger dérobait à l'œil des charmes où les cœurs viennent se prendre. ”
Hector Bernier, Ce que disait la flamme…
“ Il est empoigné, asservi, enivré... Parce que Lucile, enfin, n'est plus une apparition voilée d'une buée sentimentale, un être uniquement réel en la mémoire qui refait l'original et l'idéalise, un rêve splendide créé avec un peu de beauté qu'on grandit soi-même, parce que Lucile elle-même lui est chère! Par quel aveuglement systématique et injuste se laissa-t-il obscurcir les yeux? Il était facile de voir ce qu'elle était, la loyauté du coeur, la haute et sereine envolée de l'âme, la clarté de l'intelligence, la noblesse innée d'elle-même entière. ”
Jean-Paul Marat,
Les aventures du jeune Comte Potowski…
“ Vois ton amant à tes genoux, qui te tend les bras; vois l'amour s'applaudir de sa conquête, et la tendresse te demander le prix de sa fidélité.De la rue Neuve, le 3 décembre 1770. LXXXIII GUSTAVE A SIGISMOND.A Pinsk.Lorsque j'appris la résolution de Lucile, je tombai dans une consternation qui s'approchait du désespoir. Maintenant je ne saurais te peindre l'horreur de l'état de mon âme.Lucile a beau chercher à cacher la plaie qui s'envenime au fond de son cœur, elle ne peut y parvenir. Le chagrin la consume, sa santé s'altère, et sa jeunesse se flétrit comme une fleur. ”
Louis Veuillot,
L'Honnête femme, par Louis Veuillot
(1858)
“ Lucile était vraiment une créature admirable. Elle avait ce que l'on appelait jadis un port de reine, beauté que l'on commence à ne comprendre plus; l'intelligence trônait sur son front, ses yeux paisibles paraissaient quelquefois jeter la pensée comme le cratère d'un volcan jette les éclairs, sa bouche donnait au besoin tout le dédain, toute la douceur, tout le sourire éloquent, toute la colère muette qui relèguent la parole au rang secondaire où l'aspect radieux de la nature l'ait descendre les meilleures descriptions ”
Alexis Piron,
La Métromanie (1738)
“ S'il aime enfin Lucile, ainsi qu'il est croyable, Prends de mes almanachs, et tiens pour assuré Que le bonheur de l'autre est fort aventuré. LISETTE Mais cet autre, avec qui je suis de connivence, [1465] A pris, depuis un mois, terriblement l'avance. J'ai vu pâlir Lucile, au récit du combat. D'une tendre frayeur, le coeur encor lui bat. Lucile s'est émue, et c'est pour lui, te dis-je. ”
Tristan L’Hermite, Le Parasite Comédie
“ Lucile, Alcidor, Fripesauces, Lucinde, Phénice, Manille.Manille Ma fille, avancez-vous, et saluez Monsieur.Lucile Cette belle est vraiment digne d'un serviteur. En d'assez beaux filets mon fils s'est laissé prendre ;De bon coeur maintenant je pardonne à Lisandre.Phénice Il n'en parle pas mal, il s'y connaît des mieux.Lucinde Tais-toi.Lucile Je ne suis plus cet homme lubieux ?Phénice Hé ! De grâce, Monsieur, excusez ces paroles : Les sages savent bien que les femmes sont folles. ”
Lucile de Chateaubriand,
Lucile de Chateaubriand, ses contes…
“ Ma devancière dans ce monde et dans l’autre prie pour moi le Rédempteur ; elle le prie du milieu des dépouilles indigentes parmi lesquelles les siennes sont confondues : ainsi repose égarée, parmi les préférés de Jésus-Christ, la mère de Lucile et la mienne. Dieu aura bien su reconnaître ma sœur, et elle qui tenait si peu à la terre, n’y devait point laisser de traces. Elle m’a quitté, cette Sainte de génie. Je n’ai pas été un seul jour sans la pleurer. Lucile aimait à se cacher : je lui ai fait une solitude dans mon cœur : elle n’en sortira que quand j’aurai cessé de vivre. ”
Hector Bernier, Ce que disait la flamme…
“ Peut-il, sans être signalé, commenté, jugé de vingt manières, se rendre auprès de la jolie ouvrière et la reconduire à travers les yeux dardés sur lui ? Un vertige de malaise l’empoigne, un recul d’horreur le traverse. Mais comme elle est flexible et tranquillement harmonieuse, Lucile en une robe colorée d’ambre ! ”
Albertine-Adrienne Necker de Saussure, Oeuvres complètes. précédées d'une notice sur le caractère et les écrits de Mme de Staël… (1820-1821)
“ Un visage aussi charmant, au milieu de ces visages qui peignoient tous la vieillesse ou la maladie, sembloit l'image de la pitié divine. Lord Nelvil réfléchissoit à cette vie si austère et si retirée que Lucile avoit menée , à cette beauté sans pareille, privée ainsi de tous les plaisirs comme de tous les hommages du monde, et son âme fut pénétrée de l'émotion la plus pure. La mère de Lucile aussi méritoit le respect et l'obtenoit ; c'étoit une personne plus sévère encore pour elle-même que pour les autres. ”
Lucile de Chateaubriand,
Lucile de Chateaubriand, ses contes…
“ Lucile, impatiente comme une malade, l’appela. Il paraît que Mme de Chateaubriand s’efforça, avec un art tout féminin, d’empêcher ce rendez-vous. Mais que pouvait-elle, qu’aiguiser l’impatience de Chênedollé ? Il logeait chez elle ; on le retint ; on fit en sorte que la poste n’eût point de chevaux. Il partit enfin. Lucile alla au-devant de lui et lui tint dans la voiture ces propos nobles et tristes qui n’étaient point affectés en elle. — « Quand les hommes et les amis nous abandonnent, dit-elle, il nous reste Dieu et la nature. » ”
Jean-Paul Marat,
Les aventures du jeune Comte Potowski…
“ Leur taille est à peu près de la même élégance, leur teint de la même blancheur, leur physionomie également spirituelle. La beauté de Lucile, il est vrai, n'est pas aussi régulière; mais elle a quelque chose qui plaît davantage et qui plaît plus longtemps. Elle n'a point comme la Castellane ce talent d'éblouir les yeux; mais elle a celui de captiver les cœurs: elle n'a pas l'ombre de la coquetterie, ses manières ne sont que le développement des grâces que la nature lui a prodiguées. ”
Hector Bernier, Ce que disait la flamme…
“ Paix et ardeur, douceur et fermeté, bravoure et modestie, quel délicieux équilibre d'âme, quel rayonnement d'intime beauté! Lucile n'était si admirable que parce que l'amour l'avait façonnée, entourée, veillée, défendue, inspirée, guidée, ennoblie. En l'esprit convaincu de son ami, elle ne rappelait d'aucune façon l'héroïne de roman, elle valait beaucoup mieux, elle était elle-même neuve et personnelle, connue et précise, une oeuvre de la tendresse divine et humaine. Les âmes ouvertes à Dieu se gonflent d'un attendrissement qui les élève et les affine. ”
Louis Veuillot,
L'Honnête femme, par Louis Veuillot
(1858)
“ Le dirai-je, Lucile enfin a des attentions pour ce personnage, qui jamais ne s'est mis en peine de lui adresser un compliment, qui jamais n'a voulu lui concéder un soupir, qui ne lui a jamais dit en tête-à-tête qu'un mot dont elle a frémi : — Madame, vous êtes bien belle et encore plus spirituelle; tout ce monde-ci vous admire, mais moi je vous connais ! Est-il riche, savant, de race illustre? Rien ! il ne possède au monde que de pauvres créanciers; son instruction est des plus médiocres; il n'a pas de nom; mais il a de l'esprit, du courage et un journal. ”
Madame de Staël,
Corinne ou l’Italie
“ Peut-être ce mariage est-il pour vous un sacrifice ; peut-être un jour regretterez-vous cette belle Lucile, ma sœur, que votre père vous a destinée. Elle est plus jeune que moi de douze années ; son nom est sans tache, comme la première fleur du printemps ; il faudrait en Angleterre faire revivre le mien, qui est déjà passé sous l’empire de la mort. Lucile a, je le sais, une ame douce et pure ; si j’en juge par son enfance, il se peut qu’elle soit capable de vous entendre en vous aimant. Oswald, vous êtes libre ; quand vous le désirerez, votre anneau vous sera rendu. ”
Camille Lebrun, Une amitié de femme, par Mme Camille Lebrun (1843)
“ Et, en prononçant ces derniers mots, elle se laissa tomber sur le divan et éclata en sanglots. — Chère Lucile ! m'écriai-je en me mettant à genoux devant elle, et lui prenant les mains que je pressai tendrement dans les miennes ; chère Lucile, calme-toi ! Ne sais-tu pas que je te suis dévoué , que ma vie t'appartient ? Elle releva lentement la tête, et je la vis sourire à travers ses larmes. Mais soudain un bruit de pas se fit entendre. — C'est lui ! murmura Lucile avec effroi. Au même instant la porte du parloir s'ouvrit, un homme parut et s'avança vers nous. ”
