Elphège Adalbert René de Cotret

Résumé

Elphège Adalbert René de Cotret Les voies de l’amour

Quand tu viens et que tu me fuis, sais-tu les déchirements de mon cœur et de mon âme ? Sais-tu ce que c’est que d’aimer, de soupirer et de pleurer ? Quand tu viens et que je ne te vois pas, connais-tu mon désespoir ? Si tu avais vu mes pleurs, entendu mes soupirs, quand je te cherche et que je ne te vois pas, tu connaîtrais ce que c’est que d’aimer sans espoir. Ô ! Michel, que Dieu te préserve de ces larmes, de ces sanglots. Plutôt qu’Il te les inflige et tu connaîtras alors la profondeur de mon amour et tu m’aimeras comme tu m’as aimée. Michel, je le sais, tu ne m’aimes plus et j’en mourrai.
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Elphège Adalbert René de Cotret Les voies de l’amour

Je t’ai aimé et je t’aime encore presqu’à l’égal de ma Lucille ; je veux ton bien, ton repos, et, quand je t’offre mes services, tu te froisses, tu te choques et me repousses comme si je n’avais aucun titre, aucun droit à ton amitié. Jean si tu as des tracas d’argent, ma bourse est toujours ouverte ; puises-y à pleine main et retrouve la paix dans l’acquit de tes dettes. Jean, aimes-tu encore Béatrice qui aurait, sans le vouloir, froissé tes sentiments, blessé ton amour ? Oh ! dis-le moi et je tenterai de vous réconcilier. Oh ! mon Jean, sois sûr de l’amour de Béatrice.
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Elphège Adalbert René de Cotret Les voies de l’amour

Oh ! non, je ne craindrais plus la vue, la présence de ce hideux chiromancien, car son âme est purifiée par ton pardon qui l’a lavée, par mon pardon qui l’a blanchie. Michel, ce sorcier c’est ton ami ; je veux le revoir ! je veux qu’il assiste à notre mariage. Ô ! mon Michel, vois comme je lui pardonne. Ô ! mon Michel, depuis que je t’ai retrouvé je ne crains plus rien ; mes jours sont tranquilles, mes nuits sont calmes. Il me semble que tout chante dans la nature, que le soleil me sourit toujours et qu’il n’y a plus d’ombre même la nuit.
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