Elphège Adalbert René de Cotret

Résumé

Elphège Adalbert René de Cotret L’amour ne meurt pas

La vie sans ma Rose, c’est la terre privée du soleil, de sa lumière et de sa chaleur ; des ténèbres glacées m’enveloppent. La vie sans ma Rose, ce n’est pas de la vie, c’est la souffrance dans l’âme qui végète, ce sont les défaillances du cœur qui saigne. Vivre, c’est aimer, mais mon amour n’est plus de la terre. Oh ! ma Rose, ma Rose, vas-tu attendre longtemps encore avant de me tendre la main et de m’appeler à toi ? Veux-tu me faire payer sur la terre d’exil tout le bonheur que tu m’as donné ?
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Elphège Adalbert René de Cotret L’amour ne meurt pas

Pourquoi, ma Rose, m’as-tu aimé si tendrement ? Je souffre plus que jamais et la vie m’est devenue un fardeau trop lourd quand je ne te vois plus. Tout est triste autour de moi ; je te cherche partout dans ma solitude... Montréal est désormais une prison plus sombre que Lowell, et j’y suis dans l’exil plus que là-bas. Ma patrie n’est plus désormais que ton regard, ton sourire, ta bouche, ton cœur. L’éloignement, l’absence, c’est toujours la mort pour mon âme et mon cœur. Je le sens, l’oisiveté à Montréal va me peser plus lourdement que l’ennui, les inquiétudes et les misères à Lowell.
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Elphège Adalbert René de Cotret L’amour ne meurt pas

Ô ma Rose, toi que j’ai tant aimée et tant désirée avant de te posséder ; toi que j’ai encore plus aimée et plus choyée quand je te possédais, pourquoi me laisses-tu vivre seul sur la terre ? Et qu’est-ce que la terre sans ma Rose ? Qu’est-ce que la vie sans ma Rose ? La terre sans ma Rose, c’est un exil où l’ennui et le chagrin me ravagent et me minent sans aucun espoir ; c’est le désert impitoyable, sans jamais d’oasis, sans eau, où le soleil brûle et rend fou avant de tuer. La Vie sans ma Rose, c’est la barque qui a perdu son nautonier au moment où le phare s’est éteint.
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