Elphège Adalbert René de Cotret

Élements biographiques

Elphège Adalbert René de Cotret L’amour ne meurt pas

La vie sans ma Rose, c’est la terre privée du soleil, de sa lumière et de sa chaleur ; des ténèbres glacées m’enveloppent. La vie sans ma Rose, ce n’est pas de la vie, c’est la souffrance dans l’âme qui végète, ce sont les défaillances du cœur qui saigne. Vivre, c’est aimer, mais mon amour n’est plus de la terre. Oh ! ma Rose, ma Rose, vas-tu attendre longtemps encore avant de me tendre la main et de m’appeler à toi ? Veux-tu me faire payer sur la terre d’exil tout le bonheur que tu m’as donné ?
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Elphège Adalbert René de Cotret Les voies de l’amour

Oh ! non, je ne craindrais plus la vue, la présence de ce hideux chiromancien, car son âme est purifiée par ton pardon qui l’a lavée, par mon pardon qui l’a blanchie. Michel, ce sorcier c’est ton ami ; je veux le revoir ! je veux qu’il assiste à notre mariage. Ô ! mon Michel, vois comme je lui pardonne. Ô ! mon Michel, depuis que je t’ai retrouvé je ne crains plus rien ; mes jours sont tranquilles, mes nuits sont calmes. Il me semble que tout chante dans la nature, que le soleil me sourit toujours et qu’il n’y a plus d’ombre même la nuit.
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Elphège Adalbert René de Cotret L’amour ne meurt pas

Pourquoi, ma Rose, m’as-tu aimé si tendrement ? Je souffre plus que jamais et la vie m’est devenue un fardeau trop lourd quand je ne te vois plus. Tout est triste autour de moi ; je te cherche partout dans ma solitude... Montréal est désormais une prison plus sombre que Lowell, et j’y suis dans l’exil plus que là-bas. Ma patrie n’est plus désormais que ton regard, ton sourire, ta bouche, ton cœur. L’éloignement, l’absence, c’est toujours la mort pour mon âme et mon cœur. Je le sens, l’oisiveté à Montréal va me peser plus lourdement que l’ennui, les inquiétudes et les misères à Lowell.
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