Paul Valéry

Définition et enjeux

Portrait de Paul Valéry Paul Valéry Paul Valéry et la métaphysique (1935)

Car Paul Valéry, s'il est un grand artiste, n'en a pas moins le tempérament d'un véritable penseur. Il a bien pu, au temps de sa jeunesse, pour libérer en lui l'artiste, et n'imposer à son art aucune contrainte, tenter de couper le fil qui rattache la pensée à la réalité ; proclamer que la pensée est de la nature d'une simulation, et à ce titre ne peut représenter ni exprimer le réel intelligible. Mais il est trop intelligent pour ne s'être pas aperçu, ou n'avoir pas soupçonné que la pensée peut être en même temps elle-même et autre
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jaloux Edmond Jaloux Les saisons littéraires : 1904-1914 (1950)

A travers toute la vie, Paul Valéry devait se révéler tel que je le vis ce jour-là. Éblouissant, mais invulnérable, ayant ses retraites cachées et ses fuites inattendues. Trop familier parfois avec le destin, parce qu'il le respectait peu, bavard par plaisir et, dans un certain sens, incapable d'être autre chose que le plus intelligent des hommes.
Source : Gallica

Portrait de Paul Valéry Paul Valéry Paul Valéry et la métaphysique (1927)

Pour jeter ainsi l'anathème aux philosophes, et nourrir le noir dessein de les détruire, il faut que Paul Valéry ait de graves raisons. Qu'est-ce donc qu'il leur reproche? Tout simplement de ne pas poser comme lui le problème de la connaissance, et de continuer à soutenir, au nom de l'expérience et en dépit de la critique moderne, que ce problème se pose de lui-même,
et que, pour le résoudre, il est inutile d'en dissocier les termes, d'opposer la pensée à l'être, l'objet connu au sujet connaissant.
Source : Gallica

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