Paul Souday

Résumé

Paul Souday Paul Valéry (3e éd.) (1927)

Dans la pensée, il y a la chose qu'on pense, et la pensée même réelle est donc, « en même temps autre chose que soi », et, comme dit M. Teste : « Je suis étant, et me voyant ; me voyant me voir, et ainsi de suite. » Ces jeux de scepticisme transcendantal n'impliquent aucune angoisse ni le moindre retour à la foi. Pas davantage les fines plaisanteries de Valéry sur les philosophes professionnels. « Le réel ne peut s'exprimer que par l'absurde. N'est-ce pas toute la mystique et la moitié de la métaphysique que je viens d'écrire ? »
Source : Gallica

Paul Souday Paul Valéry (3e éd.) (1927)

L'espoir est un scepticisme... On se réfugie dans ce qu'on ignore. On s'y cache de ce qu'on sait... L'espoir est l'acte intime qui crée de l'ignorance, change le mur en nuage, — et il n'y a point de sceptique, de pyrrhonien si destructeur de raisonnements, de raison, de probabilité, et d'évidences, que l'est ce forcené démon de l'espoir. » Valéry constate, avec une pitié douce. Quant à lui, il n'estime que le sûr et le précis. Il trouve que « vérité, beauté — ce sont là des notions très anciennes qui ne répondent plus à la précision exigible ».
Source : Gallica

Paul Souday Paul Valéry (3e éd.) (1927)

Le Socrate de M. Paul Valéry dit là-dessus des paroles très justes et très belles. La danse est comme une flamme, un fluide enchanté que la salamandre secrète elle-même, et qui la protège comme Brunnhild contre la médiocrité importune ; en dansant, on cesse d'être clair pour devenir léger ; on réussit à différer indéfiniment de soi-même ; le corps remédie à sa fastidieuse identité par le nombre de ses actes ; il éclate en événements.
Source : Gallica

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