Edmond Estève, Sully Prudhomme : poète sentimental et poète philosophe (1925)
“ Je voudrais en ce moment suivre quelques-unes des courbes heureuses que la flânerie de Sully Prudhomme a décrites dans le domaine du rêve, de la nature et de l'art. 1 Le flâneur s'en va le long des rues, le nez au vent et les mains dans les poches. Cela est arrivé quelquefois, nous le savons, à Sully Prudhommu. Mais il est possible, sans sortir de chez soi,. de sa chambre ou même de son lit, de flâner, de flâner en pensée. Cette flânerie intellectuelle, c'est la rêverie, état que notre poète a bien connu et qui lui était cher. ”
