Gérard Walch, Anthologie des poètes français contemporains
“ Pour combler le néant, ce gouffre vide et morne, S’il suffit d’aspirer un instant, me voilai Fi de cet ici-bas ! Tout m’y cerne et m’y borne ; Il me faut l’au-delà ! Je veux de l’éternel, moi qui suis l’éphémère. Quand le réel me presse, impérieux, brutal. Pour refuge au besoin n’ai-je pas la chimère Qui s’appelle Idéal ? Je puis avec orgueil, au sein des nuits profondes, De l’éther étoilé contempler la splendeur. Gardez votre infini, cieux lointains, vastes mondes, J’ai le mien dans mon cœur ! L’AMOUR ET LA MORTI Regardez-les passer, ces couples éphémères ! ”
