Résumé

Gérard Walch Nouvelles Pages anthologiques

En 1891, Les Abeilles Normandes publiaient L’Âme volée, poème fantastique, et, depuis, diverses revues insérèrent d’Adolphe Vard des études locales, des légendes, et des nouvelles en prose : La Légende des bois de la Belle-Fille, Le Serment de l’Horloger, Tracassin-le-Sorcier, Fleur de Sureau, etc.
« La poésie de M. Adolphe Vard, a dit un critique, parfaite en sa forme, tour à tour anecdotique, batailleuse, acerbe, tendre, philosophique, idyllique ou épique, possède un charme étrange... Et elle abonde en citations, en allusions à l’antiquité païenne ou sacrée... Cet ouvrier est un érudit. »
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Gérard Walch Nouvelles Pages anthologiques

Les fleurs, dans la forêt chuchotante de nids.
Brûlent aux lueurs d’or que mes pas font éclore,
Sous mes pas ont tonné les réveils infinis.
Vers moi, seule, dans une aurore de mésanges,
Tes yeux, comme des lys qui s’ouvrent incertains.
S’éveillent, éblouis, de leur doux sommeil d’anges.
Et mes sourires clairs saluent tes blancs matins.
Ma beauté te conduit, par des sentiers de rêve.
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Tes yeux sont parfumés d’une enfance de roses,
Et sous tes pas heureux surgissent de doux chants,
Car tu vas, le front pur, dans la clarté des choses,
Saluant de ta foi le doute des méchants.
Sous les rameaux penchants ta beauté se déploie,
Les lys de mes baisers murmureurs ont laissé
Sur ta bouche le miel des enchantantes joies.
Et dans l’Azur mes bras de vierge t’ont bercé.
Enfant qui ne sais pas que les heures sont folles.
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