Nicolas Vassiliévitch Gogol,
Contes et Nouvelles
“ Le pan Danilo ne regarde pas alentour de lui ; il regarde sa jeune épouse. — Pourquoi, ma jeune femme, ma Katerina adorée, t’abandonnes-tu au chagrin ? — Je ne m’abandonne pas au chagrin, mon pan Danilo ! Les merveilleux récits sur le sorcier m’ont troublée. On dit qu’il est né si effrayamment... et qu’aucun des enfants ne voulait jouer avec lui. Écoute, pan Danilo, comme on en dit des choses terrifiantes : il lui semble toujours que tout le monde se moque de lui ; s’il rencontre, par un soir sombre, un homme quelconque, il paraît qu’aussitôt il ouvre la bouche et montre les dents ”
