Résumé

Yacoub Artin Pacha Contes populaires inédits de la vallée du Nil

Enfin, il se rendit sur cette fameuse dahabieh et, transporté de joie, il conversa avec la fille du menuisier. Ils goûtaient tous deux un plaisir indicible à s’aimer.
Ils continuèrent ainsi bien avant dans la nuit. En se séparant elle demanda au prince comment s’appelait le village où ils se trouvaient. Il lui dit qu’il s’appelait Haroun.
Sachant qu’elle avait conçu, elle ne voulut pas oublier ce nom pour le donner à son premier-né.
La noce terminée, chacun se retira de son côté. Le fils du Sultan rentra plus amoureux que jamais, ne sachant quoi penser de cette délicieuse aventure.
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Yacoub Artin Pacha Contes populaires inédits de la vallée du Nil

Ici, le rôle principal échoit à la Goule. Qu’est-ce que la Goule ? Il est bien difficile de le définir : c’est un être complexe ; elle est tout et n’est rien.
Le Nil, qui submerge tout un village et noie hommes et animaux, est la Goule.
Le chasseur d’esclaves, qui attaque un village, en tue les hommes et en enlève les enfants, est la Goule.
La Goule est le fleuve qui inonde, l’incendie qui dévaste, le torrent de pluie, etc.
La Goule est l’hippopotame monstrueux, le crocodile féroce.
La Goule est l’Arabe et le Turc négriers, mais blancs, voleurs d’enfants, tueurs de femmes et de guerriers.
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Yacoub Artin Pacha Contes populaires inédits de la vallée du Nil

À Zagazig, j’ai entendu un conte où l’Afrite était un chat : faut-il voir là une réminiscence du culte du chat à Tell-Basta, la Bubastis des anciens ?
Ce qui distingue certainement les contes égyptiens que je crois autochtones, c’est que la race conquérante y est toujours tournée en ridicule: le Turc de nos jours joue toujours le rôle de bafoué ou d’épouvantail. Généralement, c’est une femme ou un enfant qui se moquent de lui et le rendent la risée de l’auditoire.
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