Cheville

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Correspondance: Lettres de jeunesse

“ On me dira peut-être que je crie après les rimes riches, parce que je n'en ai que de pauvres à mon service. Si mes raisons ne te semblent pas bonnes, pense ce que tu voudras.—J'ai une sainte horreur de la cheville. C'est, à mon avis, la lèpre qui ronge le vers. Un vers est-il mauvais, cherchez bien, c'est qu'il cache une cheville. Cette hideuse chose ne se présente pas toujours sous l'aspect d'un adjectif malencontreux. Quelquefois, une épithète bien choisie n'est qu'une heureuse cheville. D'autres fois, elle se dissimule sous l'apparence d'un hémistiche, d'un vers tout entier. ”
Source : Gutenberg

Ernest d' Hervilly,  Mesdames les parisiennes (1875)

“ Tout à coup - comme dans un roman — une forme noire, la tête enfoncée sous un en-tout-cas féminin et vêtue d'un long water proof, aborda au rivage bitumé de mon tefuge.
Si les plus mauvais vers sont ceux où la cheville abonde, il est à remarquer qu'une dame qui n'en a pas — de cheville — est désagréable à voir.
”
Source : Gallica

Florian Pharaon,  Récits algériens... par Florian Pharaon… (1871)

“ Tenez, père Martin, la jeunesse se reconnaît à la cheville: jusqu'à dix-huit ans elle se détache lisse et brillante, à vingt ans l'éclat de la peau s'éteint et une ride entoure la saillie; à vingt-cinq ans les rides se multiplient ; à trente ans on ne les compte plus ; voilà pour l'âge. Pour la beauté, on la reconnaît à l'élégance de la taille, dans les ondulations de la démarche, dans l'éclat des yeux et dans la courbe que décrit sur le visage le voile bridé ”
Source : Gallica

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