Amédée Bouquet de La Grye, Les Bois indigènes et étrangers… (1875)
“ Dans le règne végétal, en effet, la force vitale réside dans la séve et dans les cellules récemment formées; quand elle émigre du cœur de l'arbre et l'abandonne à la décomposition naturelle, elle n'en est pas moins vivace dans le liber. Le tronc peut être anéanti, détruit, l'arbre n'en continue pas moins à vivre, quand son aubier, son cambium et son écorce subsistent toujours. C'est un effet qu'on observe fréquemment sur les vieux saules : quelque vieux qu'ils soient, leurs bourgeons ou cellules nouvelles peuvent être pris comme boutures, ils reproduiront des saules vigoureux. ”
