Résumé

Amédée Coutance Histoire du chêne dans l'Antiquité & dans la nature… (1873)

Devenus inutiles les chatons de fleurs mâles- se détachent et tombent ; l'ovaire qui renferme les jeunes semences grossit ; une seule graine, une seule loge en occuperont bientôt la cavité. D'autre part, l'involucre écailleux de la fleur femelle soude ses bractées, et se transforme en une cupule élégante, où le gland restera fixé jusqu'à sa maturité.
C'est dans ce gland à la coque dure et ligneuse, semblable en sa simplicité au berceau de bois de chêne où dort l'enfant des chaumières bretonnes, que le jeune Quercus sommeillera jusqu'à la germination.
Source : Gallica

Amédée Coutance Histoire du chêne dans l'Antiquité & dans la nature… (1873)

Le chêne symbolise la Bretagne, comme l'olivier la Provence, le colza les départements du Nord, une mer d'épis la Bauce, la vigne la Bourgogne, un palmier l'oasis.
Souvent j'avais associé dans ma pensée le chêne, le granit et le Breton, et leur avais trouvé les analogies et les conformités qui justifient le proverbe : Qui se ressemble s'assemble !
Tel sol, telle plante, dit-on encore : rien n'est plus vrai en Bretagne. Voici la pierre qui résiste au temps, le granit, associée à l'arbre qui résiste aux siècles, le chêne.
Source : Gallica

Amédée Coutance Histoire du chêne dans l'Antiquité & dans la nature… (1873)

C'est le chêne qui, pétillant dans l'âtre, nous envoie cette douce chaleur, grâce à laquelle nous pouvons, non sans charme, entendre l'hiver se lamenter dans les futaies. D'où sortent ce parquet brillant, ces boiseries sculptées, ces poutres vénérables, ces bahuts élégants, et cette table opulente, si ce n'est du cœur de quelques-uns des vieux chênes plantés par vos pères ? Ces stores en soie du Japon n'ont-ils pas été tissés avec les fils brillants du yama mai qui vit sur les chênes et se nourrit de leurs feuilles ?
Source : Gallica

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